L’équipe de négo du groupe PA a repris les pourparlers avec le Conseil du Trésor les 21 et 22 janvier derniers. L’employeur a alors refusé de discuter de la plupart de nos grandes revendications. Pire encore, la semaine dernière, alors que nous étions toujours en négos, il a tout bonnement décidé de modifier les conditions de travail. Devant le refus de l’employeur de négocier de bonne foi, nous n’avons eu d’autre choix que de déclarer l’impasse.
Le syndicat a en effet décidé de passer à l’étape suivante et de demander à la Commission des relations de travail et de l’emploi dans le secteur public fédéral d’entreprendre la conciliation.
En refusant de discuter de nos revendications raisonnables, l’employeur démontre clairement son manque de respect à l’égard du droit des travailleuses et travailleurs à la négociation collective. Notre décision fait suite à son refus manifeste et répété de négocier de bonne foi.
Lors de la dernière séance de pourparlers, nous avions pourtant rappelé à l’employeur que le télétravail est une priorité pour nos membres qui a sa place à la table, et qu’il ne peut imposer aucune modification aux conditions de travail pendant les négos.
Or, sans même avoir consulté les syndicats, le gouvernement fédéral a annoncé la semaine dernière qu’il comptait ramener ses fonctionnaires au bureau quatre jours par semaine à partir du 6 juillet.
Voilà qui révèle une position de négociation de plus en plus alarmante. L’employeur refuse de se pencher sur des enjeux fondamentaux tels que la sécurité d’emploi, le télétravail, les niveaux de service, la discrimination, le harcèlement et l’abus de pouvoir, les changements technologiques, ainsi que l’intelligence artificielle et la surveillance. Sans compter que, alors que plus de 10 000 membres de l’AFPC ont reçu au cours du dernier mois des avis de réaménagement des effectifs (dont des milliers au sein du groupe PA), cette question pourtant cruciale demeure absente des discussions à la table.
Modification des conditions de travail en pleine négociation
Quoi de plus insultant que d’apprendre que son employeur – dans ce cas, le gouvernement – a changé unilatéralement les conditions de travail en pleine négociation? En modifiant l’Orientation concernant la présence prescrite au lieu de travail en plein cœur des pourparlers, le gouvernement a ouvert la porte toute grande aux poursuites judiciaires, une occasion que nous avons saisie sans attendre.
En réponse à cet abus de confiance, l’AFPC a déposé une plainte de pratique déloyale de travail auprès de la Commission. Il s’agit plus précisément d’une plainte pour non-respect du gel des conditions de travail, un recours à notre disposition quand l’employeur enfreint ses obligations.
Nos membres tiennent mordicus à leur droit de négocier. Si nous avons pris la décision de déclarer l’impasse, c’est qu’elle était nécessaire.
L’employeur ne peut pas négocier comme bon lui chante, il doit s’engager à le faire de bonne foi, pour toutes nos priorités. Nous espérons reprendre les pourparlers dès que possible. Entre-temps, toutes les options sont sur la table.
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Cet article provient du site de l’AFPC.


