Quatre jours obligatoires au bureau : l’AFPC dépose une plainte de pratique déloyale de travail

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En réaction à la décision soudaine du gouvernement d’imposer la présence au bureau quatre jours par semaine, l’AFPC a déposé une plainte de pratique déloyale de travail auprès de la Commission des relations de travail et de l’emploi dans le secteur public fédéral.

Selon l’annonce publiée hier, tous les fonctionnaires devront se plier à cette nouvelle règle d’ici juillet. Quel mépris du droit des travailleuses et travailleurs à la négociation collective!

Pour ajouter à l’insulte, cette annonce tombe en pleines négociations, alors que l’employeur n’a pas le droit de modifier les conditions de travail – y compris les dispositions entourant le télétravail. Rappelons que la majorité des fonctionnaires fédéraux sont actuellement en pourparlers avec le gouvernement et que le télétravail est sur la table pour la plupart.

En modifiant l’Orientation concernant la présence prescrite au lieu de travail en plein cœur des négociations, le gouvernement ouvre la porte grande ouverte aux poursuites judiciaires.

Sans compter que la décision du gouvernement survient à peine deux semaines après que la Commission a déterminé, dans une affaire opposant les membres de l’AFPC à la Bibliothèque du Parlement, que l’employeur ne peut esquiver la question du télétravail à la table de négociation.

L’AFPC n’a pas perdu de temps. Aujourd’hui, nous avons déposé une plainte contre l’employeur pour non-respect du gel des conditions de travail.

Ça fait des années que le syndicat se bat pour le droit au télétravail. Nous avons négocié une entente sur le télétravail, et l’employeur – le gouvernement Carney – n’a pas cessé de l’enfreindre. C’est un manque de respect flagrant pour les travailleuses et travailleurs.

Nous n’avons pas dit notre dernier mot! À la table ou devant les tribunaux, nous allons continuer de nous battre bec et ongles pour protéger le droit de négocier des travailleuses et travailleurs, partout au pays.

Nous ne reculerons devant rien.

Nous ferons le point à mesure que la situation évoluera.

Cet article provient du site de l’AFPC.

Enfreindre la loi au profit des pauses-café : réaction au plan du gouvernement concernant le retour obligatoire au bureau

À l’heure actuelle, vous êtes probablement au courant de la décision du gouvernement du Canada d’obliger le personnel de la fonction publique fédérale, dont bon nombre de nos membres, à retourner au bureau quatre jours par semaine, plus tard cette année.

De toute évidence, cette décision comporte de nombreux problèmes, qui ne peuvent être attribués qu’à un mélange d’étroitesse d’esprit et d’ignorance volontaire :

  • Des dépenses qui n’ont pas de sens : Il en coûte des milliards de dollars au gouvernement fédéral pour entretenir des locaux inutiles qui sont déjà insuffisants pour accueillir son personnel au taux d’occupation actuel. À l’heure où le gouvernement cherche  à récupérer quelques sous ici et là sous chaque coussin du sofa, à quoi bon se soucier des quelques 6 milliards de dollars d’économies estimées quand on peut simplement se débarrasser des fonctionnaires fédéraux et, tant qu’à y être, des services dont dépendent la population canadienne (et ne touchons surtout pas aux primes des cadres). Une bonne gestion financière ? Avec l’économie actuelle ? Voyons donc.
  • Baisse de productivité : l’Agence des services frontaliers du Canada a souligné à plusieurs reprises l’augmentation de la productivité pendant la pandémie de la COVID, lorsque bon nombre du personnel fédéral travaillait exclusivement à domicile. La solution la plus sensée est donc sans aucun doute de revenir à un système moins productif. C’est logique.
  • Plus de trafic : la diminution des déplacements des fonctionnaires signifie moins de véhicules sur les routes et donc des déplacements plus rapides pour toutes et tous (ce n’est pas comme si les transports en commun étaient une alternative viable dans la région de la capitale nationale, le réseau de transport d’Ottawa fonctionnant rarement comme prévu). Sans parler des avantages inhérents au télétravail pour les infrastructures et l’environnement. Mais pouvons-nous vraiment nous attendre à quelque-chose d’autre de la part d’un gouvernement dont la vision d’un « avenir vert » semble surtout consister à faire en sorte que les embouteillages soient principalement composés de véhicules électriques ?
  • Un appui diminué aux employés fédéraux : le télétravail aide nos membres à économiser de l’argent en période de ralentissement économique. À un moment où notre pays est confronté à des défis économiques sans précédent (provoqués en grande partie par les actions hostiles des États-Unis d’Amérique), pourquoi venir piger inutilement dans le portefeuille de nos membres, ceux-là mêmes dont le travail consiste à protéger l’économie canadienne ?

Mais qu’en est-il des aspects positifs de cette décision ? La liste des avantages liés à l’augmentation de la présence au bureau qui en compensent les aspects négatifs doit certainement être longue. Jusqu’à présent, elle semble surtout inclure :

  • Une augmentation des pauses-café sur les lieux de travail.
  • De meilleures ventes de capsules à café individuelles (préférablement fabriquées au Canada).
  • Une armée de gestionnaires armés de blocs-notes qui vous empêchent de faire votre travail.

Une décision illégale

Plus grave encore que l’absurdité manifeste de cette décision, c’est le fait qu’elle est illégale. C’est aussi simple que cela. Une fois qu’un avis de négociation a été signifié, comme cela est le cas pour la plupart des employés du Conseil du Trésor, l’employeur ne peut pas modifier les conditions d’emploi de nos membres (voir l’article 107 de la Loi sur les relations de travail dans le secteur public fédéral).

Soyons clairs : après la débâcle qu’a été la réponse du gouvernement à la grève des agentes et agents de bord d’Air Canada, notre employeur se montre une fois de plus hostile aux travailleuses, travailleurs et syndicats. Dans sa campagne électorale, il les a courtisés ; ses actions actuelles les repoussent.

Le Syndicat des Douanes et de l’Immigration sait désormais à qui il a affaire et est prêt à faire tout ce qui est en son pouvoir pour faire respecter les droits de nos membres. Cette agression ne sera pas tolérée et nous ne l’oublierons pas.

Restez informés en consultant nos réseaux sociaux et en discutant avec vos représentantes et représentants syndicaux. Le SDI et l’AFPC vous tiendront au courant de tout nouveau développement. Nous traversons une période sombre, qui est assombrie davantage par un gouvernement qui ne cache plus sa haine des travailleurs et son intention de bafouer leurs droits. Le SDI s’engage à faire tout son possible pour contrer ses actions.

Quatre jours obligatoires au bureau : une insulte pour les fonctionnaires fédéraux

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En pleine ronde de négociations et sans même avoir consulté les syndicats, le gouvernement fédéral a annoncé tout de go qu’il comptait ramener ses fonctionnaires au bureau quatre jours par semaine à partir du 6 juillet, tandis que les cadres devront y passer la semaine dès le 4 mai.

Cette nouvelle règle est une véritable gifle au visage de ceux et celles sur qui il s’appuie, jour après jour, pour concrétiser ses engagements.

Quoi de plus insultant que d’apprendre que son employeur a changé unilatéralement les conditions de travail en pleine négociation? Rappelons que la majorité des fonctionnaires fédéraux sont actuellement en pourparlers avec le gouvernement pour le renouvellement de leur convention collective.

Changer l’Orientation concernant la présence prescrite au lieu de travail en plein cœur des négociations pourrait aisément justifier des poursuites judiciaires.

Cette annonce survient à peine deux semaines après que la Commission des relations de travail et de l’emploi dans le secteur public fédéral a déterminé, dans une affaire opposant les membres de l’AFPC à la Bibliothèque du Parlement, que l’employeur ne peut esquiver la question du télétravail à la table de négociation.

En ce qui concerne les services publics, la vision d’avenir du présent gouvernement est plutôt cynique. Au cours des dernières semaines, le gouvernement de Mark Carney a émis plus de 24 000 avis de réaménagement des effectifs. Rien qu’à l’AFPC, 10 000 membres ont été informés qu’ils pourraient perdre leur emploi. Pour couronner le tout, le gouvernement entend maintenant les forcer à travailler au bureau quatre jours par semaine.

Les contribuables paieront eux aussi le prix de cette décision. Selon ses propres analyses, le gouvernement pourrait épargner six milliards de dollars en laissant des dizaines de milliers de personnes travailler à la maison, ce qui lui permettrait de vendre des édifices et de réinvestir dans la fonction publique. Avec toutes les coupes qui s’en viennent, la population canadienne finira par payer plus pour moins de services, alors qu’il y a d’autres solutions plus économiques.

La décision du gouvernement d’augmenter la présence obligatoire au bureau est irresponsable et l’AFPC fera tout en son pouvoir pour la renverser. À la dernière ronde de négociations, nous avons conclu une entente sur le télétravail, mais le gouvernement continue de l’enfreindre. Cette fois-ci, nous n’emprunterons pas le même chemin. Nous allons nous battre. En cour, s’il le faut. Jusqu’au bout.

Cet article provient du site de l’AFPC.

Mois de l’histoire des Noirs : de l’héritage au leadership

En ce Mois de l’histoire des Noirs, l’AFPC célèbre le leadership, la résilience et le pouvoir d’organisation des travailleuses et travailleurs noirs qui ont transformé le mouvement syndical canadien et mènent encore aujourd’hui le combat pour la justice. Notre thème cette année est « Voix noires : avenirs audacieux – de l’héritage au leadership ». Il nous invite à reconnaître la résistance historique qui a façonné nos syndicats et à donner une place centrale aux voix audacieuses qui tracent l’avenir.

Les travailleuses et travailleurs noirs se sont battus pour l’équité au travail et ont dénoncé le racisme et la discrimination, notamment lors de grèves et d’autres luttes pour les droits de la personne, ce qui leur a valu un important siège aux tables décisionnelles.

Les leaders activistes comme Stanley Grizzle et Bromley Armstrong ont pressé les syndicats et les gouvernements à mettre fin aux pratiques racistes et ont influencé les causes et revendications du mouvement syndical. De l’époque des bagagistes à aujourd’hui, leurs efforts continuent de jeter de solides bases pour l’équité et les politiques contre le racisme au travail.

Les Nations Unies ont lancé une autre Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2025-2034) pour appuyer les communautés noires, éliminer les obstacles systémiques et faire entendre les voix noires partout dans le monde. S’étant auparavant engagé à poursuivre le travail jusqu’en 2028, le Canada promet maintenant de prendre part à cette deuxième Décennie.

Les membres noirs à la tête de l’alliance inclusive et de la lutte pour l’équité

Les membres noirs ont plus d’une fois montré ce qu’est l’alliance inclusive. À la Conférence nationale des femmes 2025 de l’AFPC, par exemple, les déléguées noires ont proposé et appuyé des résolutions pour améliorer l’offre de formation sur la violence familiale et l’accès aux soins de santé pour les femmes autochtones. À leur tour, elles ont reçu l’appui de leurs consœurs lors d’un vote à l’unanimité en faveur d’une résolution visant à reconnaître les contributions des travailleuses noires. De concert avec les autres groupes d’équité, les membres noires changent les priorités de négociation et les politiques syndicales à l’échelle du mouvement, en nous montrant comment passer de la parole aux actes en matière d’équité.

Malheureusement, toutes ces réalisations n’effacent pas les difficultés auxquelles les travailleuses et travailleurs noirs font face dans la fonction publique : salaires inférieurs, moins de possibilités de formation, de mentorat ou d’avancement, et employeurs aveugles ou insensibles au racisme contre les Noirs.

Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur le tort que les compressions budgétaires font aux groupes d’équité, notamment aux personnes noires et racisées, qui sont déjà sous-représentées au gouvernement fédéral.

Combattre le racisme anti-noir

Voilà pourquoi l’AFPC tient à placer la voix des personnes noires au cœur de son action syndicale. Forts de nombreuses années de mobilisation, nous ouvrons des espaces où les membres peuvent se réunir, se concerter et s’exprimer sur les questions qui les touchent. Notre caucus noir est un vecteur de leadership où les membres noirs peuvent parler de leur vécu et se mobiliser autour de questions comme le racisme anti-noir au travail et dans les activités syndicales.

Notre quête de justice raciale dépasse nos murs. Nous avons déposé une plainte auprès de la Commission canadienne des droits de la personne au nom de tous les fonctionnaires fédéraux noirs, ainsi que plusieurs griefs pour dénoncer le racisme anti-noir. Nous pressons les employeurs de corriger leurs pratiques injustes et de garantir un accès égal à la formation, au mentorat et à l’avancement.

Nous demandons au gouvernement fédéral de régler la plainte relative aux droits de la personne afin d’offrir réparation complète aux fonctionnaires noirs. Il doit aussi adopter les recommandations du Groupe de travail sur l’examen de la Loi sur l’équité en matière d’emploi, comme la création d’un groupe d’équité distinct pour les personnes noires, et consulter les syndicats et les groupes d’équité avant d’effectuer des changements qui mettent ces fonctionnaires à risque. L’avenir de la fonction publique fédérale dépend du traitement équitable, de l’inclusion et du leadership de ces personnes, qui sont, depuis longtemps, en première ligne du combat pour la justice.

Passez à l’action

  • Informez-vous sur l’histoire des Noirs au Canada, y compris sur les luttes et les victoires qui ont transformé nos lieux de travail et syndicats.
  • Contrez le racisme anti-noir et toute forme de discrimination dans votre lieu de travail, dans votre section locale et autour de vous.
  • Aidez les personnes noires à se faire entendre dans les réunions, les négociations, les campagnes et les espaces décisionnels.

Cet article provient du site de l’AFPC.

Prochaines étapes vers la possibilité de retraite anticipée : un message du président national

Le Syndicat des Douanes et de l’Immigration a reçu plusieurs questions concernant l’état de la mise en œuvre des mesures concernant la possibilité de retraite après 25 ans de service, depuis l’inclusion de celles-ci dans le budget fédéral 2025 présenté en novembre dernier.

Compte tenu du travail accompli par le syndicat pour obtenir ces mesures et de leur importance pour nos membres, il va sans dire que nous sommes tous impatients de les voir mises en œuvre le plus rapidement possible.

Voici donc les prochaines étapes nécessaires pour que la possibilité d’une retraite anticipée devienne réalité pour nos membres :

  • La Loi d’exécution du budget (projet de loi C-15) doit être adoptée pour que les mesures budgétaires — telles que les modifications requises à la Loi sur la pension de la fonction publique concernant la retraite anticipée — puissent entrer en vigueur.
  • Le projet de loi C-15 a été adopté en deuxième lecture à la Chambre des communes le 10 décembre et a été renvoyé au Comité permanent des finances de la Chambre des communes pour examen (conformément à la procédure parlementaire habituelle).
  • Le Comité examinera le projet de loi en février. L’Alliance de la Fonction publique devrait être invitée à témoigner à un moment donné au cours de cette étude. Il n’y a pas d’échéancier précis, mais il est raisonnable de supposer que le projet de loi pourrait terminer l’étape de l’étude en comité au cours du mois de mars, après quoi le projet passera en troisième lecture à la Chambre. Il devra ensuite être examiné par le Sénat, un processus qui devrait être plus rapide.
  • En ce qui concerne la mise en œuvre des changements requis, nous nous attendons à ce que le Comité consultatif sur la pension de la fonction publique, auquel siège l’AFPC, soit largement consulté.

Nous vous tiendrons au courant de l’évolution des processus décrits ci-dessus, et de toute information concernant l’échéancier de mise en oeuvre.

En toute solidarité,

Mark Weber
Président national du SDI

L’AFPC somme le gouvernement de renverser la vapeur alors que 8 000 autres emplois sont menacés

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Alors que le gouvernement Carney enchaîne les coupes massives dans la fonction publique, l’AFPC sonne de nouveau l’alarme : sans services publics solides, le pays court à sa perte.

« Les avis de réaménagement des effectifs se sont multipliés au cours des dernières semaines, semant la panique et l’anxiété chez les fonctionnaires. Le gouvernement n’a toujours pas annoncé quels programmes et services seront visés, ni dans quelle mesure », déplore Sharon DeSousa, présidente nationale de l’AFPC. « Tout le monde en souffrira, pas juste les fonctionnaires. »

Depuis le 7 janvier, plus de 8 000 membres de l’AFPC ont appris qu’ils pourraient perdre leur emploi. Les secteurs les plus touchés : Santé Canada, Emploi et Développement social Canada, Affaires mondiales Canada et Transports Canada.

Ces coupes irréfléchies pourraient ralentir les services, retarder le versement d’importantes prestations, réduire la surveillance et le soutien administratif, entraver les recherches nécessaires à l’élaboration de politiques et affecter les activités névralgiques du gouvernement. Tout le monde écopera, à commencer par les personnes les plus défavorisées, qui comptent particulièrement sur le filet social.

« Les gens ont peur. Les membres vivent dans l’angoisse, à se demander s’ils auront toujours un emploi le mois prochain. Personne ne devrait avoir à vivre ça », s’indigne Alex Silas, vice-président exécutif national de l’AFPC. « Les fonctionnaires, ce ne sont pas juste des chiffres dans un budget. Ce sont des parents, des proches aidantes et proches aidants, des locataires, des propriétaires. De vraies personnes, qui ont des responsabilités et des factures à payer. Ils méritent mieux. »

L’AFPC enjoint au gouvernement fédéral de faire marche arrière et de travailler avec les syndicats de la fonction publique pour trouver des façons de réduire les coûts sans sacrifier les emplois et les services.

Cet article provient du site de l’AFPC.

Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste : mémoire, équité et justice

Signification du fil barbelé : Pendant l’Holocauste, des clôtures de fil barbelé ceinturaient les camps de concentration et d’extermination, dont Auschwitz-Birkenau. Le fil barbelé est aujourd’hui reconnu comme un symbole de l’utilisation d’infrastructures et de politiques ordinaires à des fins de cruauté.

Le 27 janvier est la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste et marque cette année le 81e anniversaire de la libération d’Auschwitz-Birkenau, le plus grand de tous les camps de concentration et d’extermination nazis. Cette journée vise à commémorer les millions de personnes assassinées pendant l’Holocauste et à honorer les personnes survivantes, dont les vies et les témoignages assurent la transmission de cette histoire.

Aussi appelé la Shoah, l’Holocauste est la persécution et l’assassinat systématiques de personnes juives par l’Allemagne nazie et ses collaborateurs de 1933 à 1945. Environ six millions de personnes juives ont été tuées. Des millions de victimes non juives ont également été assassinées en raison de leur identité ou de leurs convictions.

Parmi les personnes persécutées et assassinées figuraient des syndicalistes, des militantes et militants sociaux, des opposants politiques, des Roms et des Sintis, des personnes ayant un handicap, des personnes 2SLGBTQ2IA+, des Slaves, des personnes noires et racisées, des Témoins de Jéhovah et d’autres groupes religieux, notamment des catholiques qui ont résisté au régime nazi ou étaient considérés comme une menace par celui-ci. Ce génocide a été perpétré au moyen de lois, de propagande, de travail forcé, de fusillades de masse et d’un vaste réseau de camps.

Camps, cruauté et génocide

De 1933 à 1945, l’Allemagne nazie a établi plus de 44 000 camps de concentration, camps de travail et sous-camps à travers l’Europe occupée. Les conditions étaient d’une extrême brutalité : famine, maladies, surpeuplement, travail forcé, torture et meurtres de masse.

Certains camps et certaines sections des camps de concentration étaient spécialement réservés aux prisonnières. En mai 1939, la Schutzstaffel (SS) a ouvert Ravensbrück, le plus grand camp de concentration nazi destiné aux femmes. Plus de 100 000 femmes y avaient été incarcérées au moment de la libération du camp par les troupes soviétiques en 1945.

Auschwitz-Birkenau, à lui seul, a été le site de plus de 1,1 million de morts, en majorité des personnes juives. D’autres camps d’extermination comprenaient Treblinka, Sobibor, Belzec, Chelmno et Majdanek.

Le Canada n’a pas été épargné par l’antisémitisme durant cette période. Les politiques d’immigration étaient conçues pour empêcher les réfugiées et réfugiés juifs d’entrer au pays. En 1939, le Canada a d’ailleurs refusé l’entrée à 907 passagers d’origine juive à bord du MS St. Louis, qui a alors dû retourner en Europe. Près de 254 passagers ont par la suite péri dans l’Holocauste.

Cette année, le thème des Nations Unies pour la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste est l’enseignement, la mémoire et l’importance de préserver la vérité historique pour aider à prévenir les génocides et les atrocités de masse. Se souvenir de l’Holocauste, ce n’est pas seulement commémorer le passé, mais aussi tirer des leçons de l’histoire et les appliquer aujourd’hui.

L’engagement de l’AFPC en matière d’équité et de justice

L’AFPC condamne fermement toutes les formes de discrimination et de haine, y compris l’antisémitisme. Chaque travailleuse et chaque travailleur mérite la dignité, la sécurité et le respect au travail, au sein du syndicat et dans la société.

Alors que les crimes haineux et la discrimination gagnent du terrain, la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste nous rappelle que la commémoration doit se traduire par des actions concrètes. Nous avons collectivement la responsabilité de prendre la parole, de dénoncer les injustices et d’être solidaires des personnes qui sont ciblées aujourd’hui.

Rendre hommage aux victimes de l’Holocauste, c’est continuer d’apprendre de l’histoire et appliquer les leçons aujourd’hui. L’AFPC demeure déterminée à bâtir des milieux de travail et des milieux de vie inclusifs et fondés sur l’équité et le respect.

Ressources à votre disposition

Cet article provient du site de l’AFPC.

Victoire à la commission : le télétravail sera négocié à la table

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La Commission des relations de travail et de l’emploi dans le secteur public fédéral a statué que l’employeur ne peut refuser de négocier le télétravail dans le cadre de la convention collective. Une belle victoire pour les membres de l’AFPC à la Bibliothèque du Parlement, et un important précédent pour les droits des travailleuses et travailleurs.

Depuis trop longtemps, l’employeur soutenait que le télétravail ne relevait pas de la compétence arbitrale de la commission en vertu de la Loi sur les relations de travail au Parlement. Il considérait le télétravail comme un droit de gestion unilatéral pouvant être imposé ou modifié sans consultation du personnel ni des syndicats. L’AFPC lui a tenu tête : le télétravail améliore la conciliation travail-vie personnelle et la productivité, génère des économies et désengorge les routes, entre autres avantages.

Cette décision, ça change quoi?

Dans sa décision, la commission a confirmé la possibilité de négocier d’importantes dispositions sur le télétravail, par exemple :

  • le devoir, pour l’employeur, d’examiner toutes les demandes de télétravail équitablement;
  • la communication systématique des motifs par écrit en cas de refus;
  • la possibilité, pour les travailleuses et travailleurs, d’avoir accès à la représentation syndicale dans les discussions sur le télétravail;
  • l’obligation, pour l’employeur, de consulter les syndicats avant de déclarer des postes comme « non adaptés » au télétravail.

Cette décision renforce notre position à la table des négos. Elle appuie nos efforts pour défendre le droit au télétravail pour nos membres, mais aussi pour toutes les personnes pouvant travailler à distance au pays.

Cet article provient du site de l’AFPC.

Canada Vie : la Commission des relations de travail autorise notre grief

Nous nous réjouissons de la décision de la Commission des relations de travail et de l’emploi dans le secteur public fédéral, qui permet à notre grief concernant les problèmes avec le Régime de soins de santé de la fonction publique d’aller de l’avant.

L’employeur s’est opposé à ce que le grief soit entendu pour nous empêcher d’obtenir un dédommagement ou d’autres résolutions pour le transfert problématique à la Canada Vie. La décision, une victoire pour l’AFPC, confirme que notre syndicat a le droit d’exiger réparation. Nos membres ont fait face à d’importants retards, à des demandes non remboursées et à un service médiocre, et la Commission reconnaît que ce sont des problèmes persistants. Nous pouvons donc continuer d’exiger des comptes et de réclamer de vraies solutions pour les membres touchés.

La Commission précise également que le processus d’appel demeure la voie à suivre pour les réclamations rejetées, mais que l’administration dysfonctionnelle du régime peut faire l’objet de griefs. Depuis la transition de la Sun Life à la Canada Vie en juillet 2023, nous avons exprimé de vives inquiétudes au sujet des ratés du service et des répercussions sur les membres et leurs familles.

Prochaines étapes 

L’AFPC continue de se battre afin d’obtenir un dédommagement pour les membres, comme l’a recommandé le comité parlementaire. La date pour l’audience du grief devrait être fixée au cours des prochains mois.

Cet article provient du site de l’AFPC.

La nouvelle frontière syndicale, épisode 4 : entretient avec John Bay

Dans le quatrième épisode de La nouvelle frontière syndicale, notre animatrice Amanda s’entretient avec John Bay, représentant national du SDI en matière des droits de la personne, pour discuter des affaires syndicales, en mettant l’accent sur les questions de droits de la personne. Rendez-vous sur ciu-sdi.ca/balado/ pour écoutez ce tout nouvel épisode !