Mises à jour concernant les négociations FB

Groupe FB : l’AFPC signifie un avis de négocier et se prépare à la conférence sur la négociation

L’AFPC a fait le premier pas en vue de la prochaine ronde de négociations pour plus de 9 000 membres du groupe FB en signifiant un avis de négocier au Conseil du Trésor.

En réponse à sa demande de revendications, le syndicat a reçu plus de 1 000 propositions de la part de membres qui travaillent pour l’Agence des services frontaliers (ASFC). Du 24 au 26 mars, des membres de toutes les succursales du Syndicat des Douanes et de l’Immigration (SDI) se réuniront en personne lors de la Conférence nationale sur la négociation du groupe FB à Ottawa pour discuter de leurs priorités et élire une équipe de négo pour la prochaine ronde.

Les dates des séances initiales de négociation seront établies après la conférence. La convention collective en vigueur arrivera à échéance le 20 juin.

Durant la dernière ronde, la mobilisation des membres FB a été déterminante dans l’obtention de gains importants : une meilleure protection contre la direction et des améliorations aux conditions de travail et à l’admissibilité à la retraite qui concordent avec ce que fournissent d’autres organismes canadiens d’application de la loi.

Les membres de l’AFPC-SDI à l’ASFC se surpassent tous les jours pour protéger nos frontières. Le temps est venu pour l’employeur de reconnaître leur dévouement en améliorant les conditions de travail et la sécurité à l’ASFC.

Restons en contact

Pour ne rien manquer des négos, vérifiez que vos coordonnées sont à jour dans le portail des membres.

Si vous avez des questions, communiquez avec la présidence de votre succursale du SDI.

Cet article provient du site de l’AFPC.

Coupes aux Services frontaliers et à Anciens Combattants : personne n’est à l’abri

La liste des fonctionnaires touchés par les coupes massives s’allonge : c’est maintenant au tour de ceux qui protègent nos frontières et qui soutiennent les vétéranes et vétérans et leurs familles de subir le même sort.

Plus de 400 membres de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) et du Syndicat des Douanes et de l’Immigration (SDI) ont reçu la semaine dernière un avis les informant qu’ils pourraient perdre leur emploi à l’Agence des services frontaliers du Canada. Parallèlement, les membres de l’AFPC et du Syndicat des employé-e-s des Anciens combattants (SEAC) qui travaillent au Bureau de services juridiques des pensions doivent faire face à une réduction de 44 % des effectifs.

Cumulées, ces décisions envoient un message clair : aucun service ni fonctionnaire n’est à l’abri des coupes irresponsables dans les programmes fédéraux.

« Le premier ministre Carney joue dans la même ligue que Chrétien et Harper, et ça produira les mêmes mauvais résultats », déplore Sharon DeSousa, présidente nationale de l’AFPC. « Le gouvernement doit arrêter de nous ressortir ses mesures d’austérité inefficaces et commencer à investir dans les services publics dont on a besoin. »

Ces coupes s’inscrivent dans le plan du gouvernement fédéral d’amputer les services publics d’encore 30 000 postes d’ici trois ans. Plus de 13 000 membres de l’AFPC ont déjà reçu un avis leur expliquant que leur emploi est en péril.

Au tour des services frontaliers d’y passer

Les membres de l’AFPC-SDI à l’Agence des services frontaliers jouent un rôle névralgique pour la protection des frontières, l’application des règles commerciales et la sécurité publique. Pourtant, 445 d’entre eux ont reçu un avis de réaménagement des effectifs dans le cadre des coupes de 208 millions de dollars prévues à l’Agence.

« C’est déconcertant de voir que le gouvernement charcute la fonction publique alors que ses services sont plus nécessaires que jamais », déclare Mark Weber, président national du SDI. « Se débarrasser de savoir et d’expertise indispensables ne nous rendra que plus vulnérables. »

Le moment ne pourrait être plus mal choisi, les services frontaliers subissant de plus en plus de pressions. Avec ces coupes dans l’expertise et les effectifs de première ligne, le pays peinera encore plus à répondre aux risques émergents et à assurer une circulation fluide des personnes et des biens.

Vague de compressions à Anciens Combattants Canada alors que les retards s’accumulent

Le gouvernement veut abolir 44 % des postes au Bureau de services juridiques des pensions du Ministère en éliminant 72 postes temporaires et 24 postes contractuels d’avocats, ce qui fera passer les effectifs de 226 personnes à 130. Rappelons que le Bureau offre gratuitement des conseils, de l’assistance et de la représentation juridiques aux vétérans, aux membres de la GRC et à leurs familles.

« Les vétérans et leurs familles ont besoin d’un soutien rapide et professionnel et ne devraient pas avoir à se battre pour des prestations qui leur reviennent », estime Toufic El-Daher, président national du SEAC. « Moins de personnel, ça signifie plus d’attente et des obstacles évitables pour des gens qui ont déjà tant donné. »

Avec 27 000 demandes déjà en attente et 25 000 de plus prévues en 2026, abolir près de la moitié des postes de soutien et de services juridiques entraînera inévitablement des retards et des problèmes supplémentaires. On s’attend même à ce que le temps d’attente – qui est déjà d’un an – triple.

Or, ces coupes pourraient être évitées. En effet, le Ministère prévoit déjà d’économiser 4,4 milliards de dollars à long terme en réduisant le taux de remboursement des dépenses en cannabis médical – encore une fois, aux frais des vétérans et des membres de la GRC qui en ont besoin. Résultat : bon nombre pourraient désormais devoir débourser plus de leurs poches pour arriver à gérer un état de stress post-traumatique, une douleur chronique ou d’autres blessures liées à leur service. Malgré tout, l’employeur va de l’avant, brimant les vétérans deux fois plutôt qu’une.

L’AFPC et le SEAC réclament un financement stable et permanent pour le Bureau afin d’assurer la continuité des services. Les vétéranes et vétérans méritent un soutien rapide et de qualité, ce qui n’est possible qu’avec des effectifs stables et des investissements à long terme.

Moins de fonctionnaires, c’est moins de services

Le gouvernement allègue la gestion budgétaire responsable, mais la réalité est tout autre : sabrer dans la fonction publique, c’est amputer les services.

Plus d’attente pour les prestations aux vétérans; ralentissement du traitement à la frontière; effritement de la sécurité publique : tout le monde en pâtira, pas seulement les fonctionnaires.

L’AFPC continuera de se battre contre ces mesures irréfléchies et de défendre les services publics dont les gens ont besoin chaque jour.

Cet article provient du site de l’AFPC.

La nouvelle frontière syndicale, épisode 5 — La politique, ça sert à quoi? (première partie)

On entend souvent cette question : « Pourquoi le syndicat s’implique-t-il en politique ? »

Dans ce premier de deux épisodes, Amanda s’entretient avec Brian Masse, ancien député, militant de longue date, et maintenant animateur de radio, ainsi qu’avec Mark Weber, président national du SDI. Ensemble, ils lèvent le voile sur l’aspect politique du travail syndical.

  • Comment les décisions prises à Ottawa ont-elles un impact direct sur nos membres ?
  • Comment en arrive-t-on à ce qu’un député pose une question aux Communes ?
  • Pourquoi les syndicats doivent-ils faire partie du processus, et que se passe-t-il lorsqu’ils ne le sont pas ?

Rendez-vous sur ciu-sdi.ca/balado/ pour écoutez ce tout nouvel épisode !

Amanda, animatrice du balado, avec les invités Mark Weber at Brian Masse.

Réaménagement des effectifs à l’ASFC : un message du président national du SDI

Plus tôt aujourd’hui, l’Agence des services frontaliers du Canada a informé certains de nos membres que leur poste ferait l’objet de mesures de réaménagement des effectifs dans le cadre des compressions budgétaires du gouvernement fédéral dans l’ensemble de la fonction publique.

Il va sans dire que cette nouvelle est source d’inquiétude et d’incertitude pour les personnes touchées. À ces membres, sachez que votre syndicat est là pour assurer la protection de vos droits. Le Syndicat des Douanes et de l’Immigration dispose du personnel et des ressources nécessaires pour veiller à ce que vous soyez traités comme il se doit, et nous sommes là pour vous soutenir à chaque étape du processus.

Au fil des ans, nous nous sommes battus avec acharnement pour que les protections relatives au réaménagement des effectifs soient inscrites dans nos conventions collectives (appendice C pour le groupe FB / appendice D pour le groupe PA), et le SDI est pleinement déterminé à faire en sorte que l’employeur respecte ces dispositions. Pour en savoir plus sur vos droits et les mesures de protection en matière de réaménagement des effectifs, nous vous invitons à consulter le Guide sur le réaménagement des effectifs préparé par l’Alliance de la Fonction publique du Canada. Ce guide décrit les responsabilités de l’employeur et des employés, offre des conseils pour mieux naviguer le processus de réaménagement des effectifs et explique les options offertes aux travailleuses et travailleurs.

En plus du guide, l’AFPC a créé un portail sur le réaménagement des effectifs qui fournit aux membres un large éventail d’informations et d’outils (incluant une liste de vérification à l’intention des membres touchés). Pour en faciliter l’accès, nous avons également mis ces informations à votre disposition sur une page dédiée au réaménagement des effectifs sur le site web du SDI. Si vous avez besoin d’aide ou d’informations supplémentaires concernant le réaménagement des effectifs, veuillez nous contacter à l’adresse wfa-rde@ciu-sdi.ca pour toute question relative.

Au-delà de l’impact individuel des mesures de réaménagement, il est déconcertant de voir le gouvernement du Canada réduire la fonction publique fédérale à un moment où la population canadienne a plus que jamais besoin des services fournis par nos membres. La décision de se priver de leurs connaissances et de leur expertise cruciale ne fera que rendre le Canada moins sûr.

En toute solidarité,
Mark Weber, président national du SDI

La Directive sur les voyages du CNM plus généreuse grâce à des syndicats nationaux

psac logo scfp
psac logo scfp

Après des années de consultations et de négociations, les syndicats de la fonction publique fédérale, dont l’AFPC, ont obtenu des améliorations majeures à la Directive sur les voyages du Conseil national mixte (CNM), qui reflètent mieux les coûts et la réalité des déplacements liés au travail.

Ces améliorations ont été accordées par un conseil d’arbitrage dans une décision historique. En plus de 80 ans d’existence, le CNM et les syndicats n’ont jamais eu besoin de recourir à un arbitre pour trancher un différend lors de négociations. L’arbitre a reconnu la rareté d’une telle démarche et limité ses interventions au strict nécessaire, s’appuyant sur le principe de la neutralité financière.

Ces gains sont le résultat d’une révision cyclique approfondie amorcée en 2021 qui a nécessité plusieurs années de collaboration et de négociations entre les syndicats et l’employeur. Plus moderne, la Directive sur les voyages garantira un traitement juste des demandes de déplacements et mieux adapté aux besoins du personnel.

Indemnités plus élevées

Gains réalisés grâce à l’arbitrage :

  • Meilleure indemnité de faux frais : elle passe de 17,30 $ à 25 $ par jour
  • Meilleure indemnité pour la garde des personnes à charge, avec déclaration : elle passe de 35 $ à 50 $ par jour par ménage
  • Meilleure indemnité pour les soins prodigués à des personnes à charge, avec reçu : elle passe de 75 $ par jour par ménage à 100 $ par jour par personne à charge

Ces augmentations reflètent les coûts réels, et croissants, que doivent assumer les membres lorsque le travail les oblige à se déplacer. Ces indemnités n’ayant pas été revues depuis 2002, les membres ont dû assumer des dépenses croissantes pendant plus de 20 ans.

Des règles plus claires, des protections plus fortes

La révision a aussi apporté d’autres améliorations, comme des règles plus claires concernant les pauses-repas et les dispositions applicables aux travailleuses et travailleurs de quart; la possibilité de dépasser la limite fixée pour l’indemnité de repas dans des circonstances exceptionnelles, sur présentation de reçus; l’amélioration des dispositions se rapportant aux urgences, permettant aux employés de rentrer plus tôt ou plus tard en raison d’une maladie personnelle, d’un accident ou d’une urgence familiale.

Les changements convenus par les parties pendant la révision sont entrés en vigueur le 1er octobre 2025. Ceux obtenus par arbitrage entrent en vigueur 45 jours après la date de la décision.

Les dispositions sur les agentes et agents d’escorte ont été renvoyées avec la proposition de les présenter lors des négociations entre le groupe FB et l’ASFC.

L’AFPC continuera de se battre pour des protections plus justes et plus modernes et pour le traitement des revendications des membres pendant les discussions en cours.

Comment fonctionne la révision?

La Directive sur les voyages du CNM est examinée lors d’une révision cyclique dirigée par le Conseil national mixte, et non dans le cadre des négociations collectives traditionnelles.

La directive sert de cadre pour le remboursement des dépenses raisonnables engagées pendant un voyage en service commandé. Elle s’applique aux fonctionnaires fédéraux qui relèvent du Conseil du Trésor (y compris les groupes EB, FB, PA, SV et TC), ainsi qu’au personnel de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, du Centre de la sécurité des télécommunications, du Conseil national de recherches et du Bureau du vérificateur général du Canada. La directive fait partie des conventions collectives.

Pendant la révision cyclique, les 19 syndicats de la fonction publique, y compris l’AFPC, présentent leurs revendications aux représentantes et représentants patronaux. Quand les parties n’arrivent pas à une entente, les questions non résolues peuvent être soumises à l’arbitrage.

Plusieurs autres directives du CNM font actuellement l’objet de discussions, notamment la Directive sur la prime au bilinguisme et la Directive sur la réinstallation.

Cet article provient du site de l’AFPC.

« Une inondation de gestionnaires » : voici les premiers gagnants de 2026 !

Nous sommes heureux d’annoncer les premières personnes gagnantes du concours « Une inondation de gestionnaires » pour l’année 2026.

Félicitations à un membre de North Portal, qui a remporté le prix dans la catégorie « absurdité du ratio employés/gestionnaires », avec 8 gestionnaires pour 5 employés, et qui écrit : « Alors que l’équipe de nuit (composée de deux agents) quitte le travail, il y a trois chefs (dont un par intérim) et cinq surintendants (trois par intérim) pour seulement cinq agents de jour ».

Et félicitations à un membre de Calgary, qui a remporté le prix dans la catégorie « originalité de la soumission ». Avec 41 gestionnaires pour 85 employés, la personne écrit : « Nous avons plus de 40 gestionnaires pour un maximum de 85 agents actifs. Soit un ratio de près d’un gestionnaire pour deux agents. Même les personnes en détention et les enfants de maternelle ont un ratio plus élevé ! »

Nous annoncerons les prochaines personnes gagnantes en mars (les soumissions précédentes seront également prises en compte, il n’est donc pas nécessaire de les soumettre à nouveau).

Négos avec le Conseil du Trésor : le groupe PA déclare l’impasse

PA Group

L’équipe de négo du groupe PA a repris les pourparlers avec le Conseil du Trésor les 21 et 22 janvier derniers. L’employeur a alors refusé de discuter de la plupart de nos grandes revendications. Pire encore, la semaine dernière, alors que nous étions toujours en négos, il a tout bonnement décidé de modifier les conditions de travail. Devant le refus de l’employeur de négocier de bonne foi, nous n’avons eu d’autre choix que de déclarer l’impasse.

Le syndicat a en effet décidé de passer à l’étape suivante et de demander à la Commission des relations de travail et de l’emploi dans le secteur public fédéral d’entreprendre la conciliation.

En refusant de discuter de nos revendications raisonnables, l’employeur démontre clairement son manque de respect à l’égard du droit des travailleuses et travailleurs à la négociation collective. Notre décision fait suite à son refus manifeste et répété de négocier de bonne foi.

Lors de la dernière séance de pourparlers, nous avions pourtant rappelé à l’employeur que le télétravail est une priorité pour nos membres qui a sa place à la table, et qu’il ne peut imposer aucune modification aux conditions de travail pendant les négos.

Or, sans même avoir consulté les syndicats, le gouvernement fédéral a annoncé la semaine dernière qu’il comptait ramener ses fonctionnaires au bureau quatre jours par semaine à partir du 6 juillet.

Voilà qui révèle une position de négociation de plus en plus alarmante. L’employeur refuse de se pencher sur des enjeux fondamentaux tels que la sécurité d’emploi, le télétravail, les niveaux de service, la discrimination, le harcèlement et l’abus de pouvoir, les changements technologiques, ainsi que l’intelligence artificielle et la surveillance. Sans compter que, alors que plus de 10 000 membres de l’AFPC ont reçu au cours du dernier mois des avis de réaménagement des effectifs (dont des milliers au sein du groupe PA), cette question pourtant cruciale demeure absente des discussions à la table.

Modification des conditions de travail en pleine négociation

Quoi de plus insultant que d’apprendre que son employeur – dans ce cas, le gouvernement – a changé unilatéralement les conditions de travail en pleine négociation? En modifiant l’Orientation concernant la présence prescrite au lieu de travail en plein cœur des pourparlers, le gouvernement a ouvert la porte toute grande aux poursuites judiciaires, une occasion que nous avons saisie sans attendre.

En réponse à cet abus de confiance, l’AFPC a déposé une plainte de pratique déloyale de travail auprès de la Commission. Il s’agit plus précisément d’une plainte pour non-respect du gel des conditions de travail, un recours à notre disposition quand l’employeur enfreint ses obligations.

Nos membres tiennent mordicus à leur droit de négocier. Si nous avons pris la décision de déclarer l’impasse, c’est qu’elle était nécessaire.

L’employeur ne peut pas négocier comme bon lui chante, il doit s’engager à le faire de bonne foi, pour toutes nos priorités. Nous espérons reprendre les pourparlers dès que possible. Entre-temps, toutes les options sont sur la table.

Nous vous ferons signe dès qu’il y aura du nouveau. Pour ne rien manquer, abonnez-vous à notre liste de diffusion.

Cet article provient du site de l’AFPC.

Quatre jours obligatoires au bureau : l’AFPC dépose une plainte de pratique déloyale de travail

Remote works - Pour vous, de n'importe oú
Remote works - Pour vous, de n'importe oú

En réaction à la décision soudaine du gouvernement d’imposer la présence au bureau quatre jours par semaine, l’AFPC a déposé une plainte de pratique déloyale de travail auprès de la Commission des relations de travail et de l’emploi dans le secteur public fédéral.

Selon l’annonce publiée hier, tous les fonctionnaires devront se plier à cette nouvelle règle d’ici juillet. Quel mépris du droit des travailleuses et travailleurs à la négociation collective!

Pour ajouter à l’insulte, cette annonce tombe en pleines négociations, alors que l’employeur n’a pas le droit de modifier les conditions de travail – y compris les dispositions entourant le télétravail. Rappelons que la majorité des fonctionnaires fédéraux sont actuellement en pourparlers avec le gouvernement et que le télétravail est sur la table pour la plupart.

En modifiant l’Orientation concernant la présence prescrite au lieu de travail en plein cœur des négociations, le gouvernement ouvre la porte grande ouverte aux poursuites judiciaires.

Sans compter que la décision du gouvernement survient à peine deux semaines après que la Commission a déterminé, dans une affaire opposant les membres de l’AFPC à la Bibliothèque du Parlement, que l’employeur ne peut esquiver la question du télétravail à la table de négociation.

L’AFPC n’a pas perdu de temps. Aujourd’hui, nous avons déposé une plainte contre l’employeur pour non-respect du gel des conditions de travail.

Ça fait des années que le syndicat se bat pour le droit au télétravail. Nous avons négocié une entente sur le télétravail, et l’employeur – le gouvernement Carney – n’a pas cessé de l’enfreindre. C’est un manque de respect flagrant pour les travailleuses et travailleurs.

Nous n’avons pas dit notre dernier mot! À la table ou devant les tribunaux, nous allons continuer de nous battre bec et ongles pour protéger le droit de négocier des travailleuses et travailleurs, partout au pays.

Nous ne reculerons devant rien.

Nous ferons le point à mesure que la situation évoluera.

Cet article provient du site de l’AFPC.

Enfreindre la loi au profit des pauses-café : réaction au plan du gouvernement concernant le retour obligatoire au bureau

À l’heure actuelle, vous êtes probablement au courant de la décision du gouvernement du Canada d’obliger le personnel de la fonction publique fédérale, dont bon nombre de nos membres, à retourner au bureau quatre jours par semaine, plus tard cette année.

De toute évidence, cette décision comporte de nombreux problèmes, qui ne peuvent être attribués qu’à un mélange d’étroitesse d’esprit et d’ignorance volontaire :

  • Des dépenses qui n’ont pas de sens : Il en coûte des milliards de dollars au gouvernement fédéral pour entretenir des locaux inutiles qui sont déjà insuffisants pour accueillir son personnel au taux d’occupation actuel. À l’heure où le gouvernement cherche  à récupérer quelques sous ici et là sous chaque coussin du sofa, à quoi bon se soucier des quelques 6 milliards de dollars d’économies estimées quand on peut simplement se débarrasser des fonctionnaires fédéraux et, tant qu’à y être, des services dont dépendent la population canadienne (et ne touchons surtout pas aux primes des cadres). Une bonne gestion financière ? Avec l’économie actuelle ? Voyons donc.
  • Baisse de productivité : l’Agence des services frontaliers du Canada a souligné à plusieurs reprises l’augmentation de la productivité pendant la pandémie de la COVID, lorsque bon nombre du personnel fédéral travaillait exclusivement à domicile. La solution la plus sensée est donc sans aucun doute de revenir à un système moins productif. C’est logique.
  • Plus de trafic : la diminution des déplacements des fonctionnaires signifie moins de véhicules sur les routes et donc des déplacements plus rapides pour toutes et tous (ce n’est pas comme si les transports en commun étaient une alternative viable dans la région de la capitale nationale, le réseau de transport d’Ottawa fonctionnant rarement comme prévu). Sans parler des avantages inhérents au télétravail pour les infrastructures et l’environnement. Mais pouvons-nous vraiment nous attendre à quelque-chose d’autre de la part d’un gouvernement dont la vision d’un « avenir vert » semble surtout consister à faire en sorte que les embouteillages soient principalement composés de véhicules électriques ?
  • Un appui diminué aux employés fédéraux : le télétravail aide nos membres à économiser de l’argent en période de ralentissement économique. À un moment où notre pays est confronté à des défis économiques sans précédent (provoqués en grande partie par les actions hostiles des États-Unis d’Amérique), pourquoi venir piger inutilement dans le portefeuille de nos membres, ceux-là mêmes dont le travail consiste à protéger l’économie canadienne ?

Mais qu’en est-il des aspects positifs de cette décision ? La liste des avantages liés à l’augmentation de la présence au bureau qui en compensent les aspects négatifs doit certainement être longue. Jusqu’à présent, elle semble surtout inclure :

  • Une augmentation des pauses-café sur les lieux de travail.
  • De meilleures ventes de capsules à café individuelles (préférablement fabriquées au Canada).
  • Une armée de gestionnaires armés de blocs-notes qui vous empêchent de faire votre travail.

Une décision illégale

Plus grave encore que l’absurdité manifeste de cette décision, c’est le fait qu’elle est illégale. C’est aussi simple que cela. Une fois qu’un avis de négociation a été signifié, comme cela est le cas pour la plupart des employés du Conseil du Trésor, l’employeur ne peut pas modifier les conditions d’emploi de nos membres (voir l’article 107 de la Loi sur les relations de travail dans le secteur public fédéral).

Soyons clairs : après la débâcle qu’a été la réponse du gouvernement à la grève des agentes et agents de bord d’Air Canada, notre employeur se montre une fois de plus hostile aux travailleuses, travailleurs et syndicats. Dans sa campagne électorale, il les a courtisés ; ses actions actuelles les repoussent.

Le Syndicat des Douanes et de l’Immigration sait désormais à qui il a affaire et est prêt à faire tout ce qui est en son pouvoir pour faire respecter les droits de nos membres. Cette agression ne sera pas tolérée et nous ne l’oublierons pas.

Restez informés en consultant nos réseaux sociaux et en discutant avec vos représentantes et représentants syndicaux. Le SDI et l’AFPC vous tiendront au courant de tout nouveau développement. Nous traversons une période sombre, qui est assombrie davantage par un gouvernement qui ne cache plus sa haine des travailleurs et son intention de bafouer leurs droits. Le SDI s’engage à faire tout son possible pour contrer ses actions.