Le top 10 des raisons de voter NON

Le 7 juin dernier, le ministre du Patrimoine, James Moore, a exigé la tenue d’un vote sur l’offre finale de l’employeur pour le groupe FB. Voici 10 raisons pour voter non.

1. PRÉCÉDENT DANGEREUX :
Parce que l’ASFC et le Conseil du Trésor ont court-circuité le processus de négociation collective. Accepter ça, c’est créer un précédent dangereux.

2. RESPECT ET FIERTÉ :
Parce que l’ASFC compare notre travail à celui du personnel de sécurité. C’est injuste! La Commission de l’intérêt public (CIP) reconnaît l’importance de notre travail au sein d’une agence d’exécution de la loi. L’ASFC devrait en faire autant.

3. CIVILS :
Parce que l’offre finale de l’ASFC n’aborde pas les enjeux soulevés par le syndicat pour les agents en civil.

4. PROTECTION :
Parce que la récente offre finale diminue la protection accordée à la dernière ronde de négociations pour les agents armés. La CIP recommande le contraire.

5. PARITÉ :
Parce que bon nombre de nos collègues au fédéral, y compris les agents de libération conditionnelle de notre ministère, ont obtenu des augmentations salariales plus généreuses que celles qu’on nous propose.

6. NOUS MÉRITONS MIEUX :
Parce qu’au fédéral, personne n’a obtenu d’augmentations salariales plus basses que nous.

7. TEMPS PARTIEL :
Parce que l’offre finale n’aborde pas les questions liées aux employés à temps partiel. La CIP, elle, recommande qu’on leur accorde de nouveaux droits.

8. PAUSE-REPAS :
Parce que l’employeur n’offre pas de pause-repas payée qui compterait dans le temps ouvrant droit à pension. Pourtant, c’est la norme au pays pour presque tous les autres agents d’exécution de la loi. Même ceux qui travaillent pour le gouvernement fédéral y ont droit (par exemple les services correctionnels et les policiers de la GRC). La CIP ouvre la porte aux discussions sur ce point.

9. ÉGALITÉ :
Parce que le « cadeau empoisonné » de 2 000 $ (versé une seule fois, et imposable) est réservé seulement à certains agents des services frontaliers travaillant aux ports d’entrée où le personnel est armé.

10. DROITS :
Parce que selon la loi, les syndicats ont droit d’accéder à tous les lieux de travail, y compris ceux de l’ASFC. La CRTFP et la CIP l’ont confirmé récemment. Pourtant, l’offre finale ignore complètement ce droit d’accès.

Nous protégeons et défendons fièrement nos frontières. Votez NON, pour pouvoir retourner à la table de négociation et conclure une convention collective juste et équitable.

Poursuite des moyens de pression au travail par les agents du service extérieur et incidences sur les membres du SDI

L’Association professionnelle des agents du Service extérieur (APASE) a jugé qu’il était important de faire une mise à jour des développements récents et d’informer les autres syndicats des incidences des moyens de pression au travail de l’APASE sur les membres de l’unité de négociation [EC / CO / LA / PM / AS / FB].

DÉVELOPPEMENTS RÉCENTS
Comme vous le savez peut-être, les moyens de pression au travail de l’APASE en sont actuellement à leur quatrième mois. Ils ont pour objet d’obtenir la parité salariale par rapport aux autres groupes professionnels de la fonction publique fédérale qui exercent des tâches similaires ou identiques au Canada. Leurs enjeux clés sont exposés à http://www.pafso.com/news_releases.php?newsID=151.

Depuis le 6 juin, l’APASE a accru ses refus de services au point d’englober des centaines de fonctionnaires dans des douzaines de lieux de travail au Canada et à l’étranger. Cela fait suite à la rupture des pourparlers, le 5 juin, au cours desquels l’employeur a décidé de ne pas réviser son offre salariale et de présenter de nouveau à l’APASE la même offre que celle qui était sur la table depuis le début des négociations, il y a 20 mois. L’APASE a été avisée que cette décision a été prise au niveau politique le plus élevé.

C’est pourquoi la stratégie de moyens de pression au travail de l’APASE vise désormais à perturber toutes les priorités et tous les voyages (y compris ceux du Premier ministre) internationaux au niveau du Cabinet, ainsi que le traitement des demandes de visa et d’immigration dans les grands centres de traitement du Canada à l’étranger. Depuis le début de juillet, les effets de cette grève sur les affaires de l’État et l’économie canadienne se font de plus en plus sentir et deviennent de plus en plus graves. Nous croyons savoir qu’à moins d’un engagement valable de la part du gouvernement à la table de négociation, l’APASE a l’intention de continuer à exercer le maximum de pression tout au cours de l’été et jusqu’à l’automne, si nécessaire.

CE QUE CELA SIGNIFIE POUR VOUS
Les moyens de pression au travail actuels de l’APASE ont d’importantes incidences sur les relations de travail au sein de la fonction publique fédérale à court et à long terme. Nous tenons à faire en sorte que notre propre syndicat et nos membres offrent à l’APASE le maximum de soutien que la loi autorise.

1. Tous les membres : Nous demandons à tous les membres [de l’ACEP / de l’IPFPC / de l’AJJ / du SEIC / du SEEN / du SDI] de continuer à manifester leur appui aux membres de l’APASE qui sont en grève et à respecter le processus légal de moyens de pression au travail en ne tentant pas d’exercer les tâches des employés FS en grève. Si votre superviseur ou votre superviseure vous ordonne de le faire, vous devriez le/la renvoyer au Guide sur la préparation à une grève de son propre ministère, qui stipule clairement qu’il « ne faut pas demander aux employés membres d’autres unités de négociation d’exercer les tâches d’employés en grève ». Si votre superviseur ou votre superviseure persiste, veuillez communiquer avec votre agent ou agente des relations de travail [de l’ACEP / de l’IPFPC / de l’AJJ / du SEIC / du SEEN / du SDI] qui vous conseillera.

2. Membres affectés à des postes FS : Les membres titularisés des unités de négociation [de l’ACEP / de l’IPFPC / de l’AJJ / du SEIC / du SEEN / du SDI] qui sont actuellement affectés dans un poste FS sont, en vertu de la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique, réputés être membres de l’unité de négociation FS pour la durée de leur affectation et n’ont donc pas le droit de participer à des moyens de pression au travail. (La Commission des relations de travail dans la fonction publique a, dans la décision Potter de 2004, confirmé que « vous êtes ce que vous faites » est le principe absolu pour l’établissement de l’unité de négociation d’un employé ou d’une employée.) Nous recommandons fortement à tous ces membres de suivre les instructions de l’APASE relatives à des moyens de pression au travail. Cela s’applique même si vos cotisations syndicales continuent à être acheminées [à l’ACEP / à l’IPFPC / à l’AJJ / au SEIC / au SEEN / au SDI] : il faut souvent du temps aux services de rémunération d’un ministère pour actualiser les listes de membres (« précompte des cotisations ») pour les syndicats et réacheminer les cotisations syndicales en conséquence, en particulier dans les ministères dont le taux de permutabilité est élevé, comme le MAECI et CIC.

3. Membres en déploiement de courte durée qui exercent des tâches FS : Les membres titularisés des unités de négociation [de l’ACEP / de l’IPFPC / de l’AJJ / du SEIC / du SEEN / du SDI] en déploiement de courte durée (« service temporaire ») dans des missions à l’étranger pour fournir une surcapacité en période de pointe exercent des tâches FS et sont réputés être membres de l’unité de négociation FS pour la durée de leur déploiement – même s’ils ne sont pas affectés à un poste FS particulier. Cela s’applique spécialement aux employés déployés dans les centres de traitement des demandes de visas de CIC (généralement des membres des groupes PM ou FB). Vous avez le droit de participer aux moyens de pression au travail, et nous vous recommandons fortement de suivre les instructions de l’APASE. Peu importe ce que votre gestionnaire peut vous dire, on ne peut pas vous imposer de sanction disciplinaire pour avoir participé à des moyens de pression au travail légales de votre unité de négociation du moment. Il est interdit à la direction de recourir à des travailleurs de remplacement d’autres syndicats pour compenser l’absence d’agents du service extérieur en grève, et l’APASE a déclaré qu’elle a l’intention de présenter une plainte de pratique déloyale de travail dans les cas où des gestionnaires cherchent à contourner des moyens de pression au travail en empêchant des employés syndiqués en déploiement de courte durée de faire la grève.

4. Membres qui refusent leurs services pour le compte de l’APASE : L’APASE a confirmé qu’elle remboursera intégralement (100 %) le salaire net recouvré par l’employeur par suite de votre participation à des refus de services – même si votre échelle de rémunération (qui est protégée durant votre affectation à un poste FS) est supérieure aux taux de rémunération FS. N’oubliez pas qu’en vertu de la loi, l’employeur ne peut recouvrer que le salaire plus les indemnités en vertu des Directives sur le service extérieur (DSE) 56 et 58, au prorata du nombre exact de jours où vous avez refusé vos services. Cela est confirmé dans la « Politique sur les grèves » du Conseil du Trésor (http://www.tbs-sct.gc.ca/pol/doc-fra.aspx?id=12607). Si vous êtes en service temporaire et touchez des indemnités en vertu de la DSE 8 (Affectations de courte durée à l’extérieur du Canada), l’employeur ne peut pas retenir l’indemnité de logement ou de vol ou l’indemnité quotidienne.

Enfin, l’APASE tient à remercier tous les membres de leur appui constant et de leur solidarité avec nos collègues du service extérieur. Si vous avez des questions au sujet de ce qui précède ou d’autres répercussions des moyens de pression au travail de l’APASE sur vous et votre travail, veuillez communiquer avec votre agent ou agente des relations de travail au SDI.

FAQ et avis de la CRTFP sur le vote imposé

Le 7 juin dernier, le ministre du Patrimoine, James Moore, a exigé la tenue d’un vote sur l’offre finale de l’employeur pour le groupe FB. Surveillez les avis de scrutin qui seront affichés dans votre lieu de travail.

QUI ADMINISTRERA LE SCRUTIN?
La Commission des relations de travail dans la fonction publique est responsable de l’administration du scrutin. Ainsi, c’est elle qui établit le processus, y compris la rédaction de l’avis de scrutin, la production des trousses de vote, la mise en place de la procédure de vote et le dépouillement des résultats. Elle est aussi responsable de régler les litiges qui pourraient survenir au sujet du déroulement du scrutin.

QUAND LE VOTE AURA-T-IL LIEU?
Nous ne savons pas encore quand aura lieu le vote. Le ministre a demandé qu’il se déroule le plus rapidement possible. Nous vous tiendrons informés lorsque nous en saurons plus.

POURQUOI LE SYNDICAT CONTESTE-T-IL LA DÉCISION DU MINISTRE D’IMPOSER UN VOTE?
Nous contestons sa décision en Cour fédérale. D’abord, le ministre ne nous a pas laissé la chance de nous faire entendre à ce sujet. Aussi, selon nous, sa décision est basée sur des inquiétudes qui sont sans fondement, comme la menace à la sécurité du pays, alors que nous ne sommes même pas en position de grève légale. L’imposition d’un vote porte atteinte à notre droit de négocier, en plus de court-circuiter le processus prévu dans la législation du travail. La Cour a reconnu l’importance de cette cause, qu’elle entendra le 31 juillet prochain.

COMMENT LE SYNDICAT PEUT-IL S’ASSURER QUE LE VOTE SERA JUSTE?
L’AFPC et le SDI font preuve de beaucoup de vigilance, en s’assurant que les listes des membres votants sont exactes et que toutes les personnes ayant le droit de vote seront en mesure d’exercer leur droit. En raison du très grand nombre de personnes votantes et de la diversité de leurs lieux de résidence et de travail, nous devons aussi veiller à ce que le processus que mettra en place la Commission tienne compte des défis logistiques qui pourraient empêcher les membres de voter. Nous veillerons aussi à la confidentialité du vote et à ce que tous les mécanismes en place permettent de répondre à toute préoccupation que vous ou les dirigeants de votre section locale pourriez avoir.

C’est la première fois que la Commission administre un tel vote. Il est donc primordial de s’assurer que le tout se déroule bien, d’autant plus qu’il servira d’exemple pour des votes semblables qui pourraient avoir lieu à l’avenir.

SUR QUOI DOIS-JE VOTER?
Vous devrez voter pour accepter ou rejeter l’offre de l’employeur déposée le 6 mai 2013. CE VOTE N’EST PAS UN VOTE DE GRÈVE. Il n’est pas question de grève pour le moment, et nous ne sommes pas non plus en position de grève légale. Voter non, c’est un vote contre la dernière offre de l’ASFC. C’est aussi une façon de lui envoyer un message clair, ainsi qu’au Conseil du Trésor, indiquant que le processus de négociation collective doit être respecté.

L’équipe de négociations FB et le SDI pressent leurs collègues de REJETER l’offre finale

Le mercredi 5 juin, la Commission d’intérêt public a publié ses recommandations concernant les négociations avec l’ASFC et le Conseil du Trésor. Le matin du 7 juin, l’équipe de négociations pour le groupe FB a diffusé un énoncé réitérant le fait que le syndicat est prêt à négocier. Plus tard ce même jour, l’AFPC a appris qu’à la demande de l’ASFC et du Conseil du Trésor, le gouvernement ordonnera un vote sur l’offre finale la plus récente de l’employeur, vote qui sera conduit par la Commission des relations de travail. C’est la première fois dans l’histoire de la fonction publique fédérale qu’un employeur ordonne un scrutin sur une offre qui n’a pas été approuvée par l’équipe de négociation syndicale.

Dans une lettre adressée à leurs collègues (voir le lien au bas), les membres de l’équipe de négociation du groupe FB leur demandent de REJETER l’offre imposée par l’employeur. Une offre qui ne renferme pas toutes les mêmes protections que nous avions négociées durant la dernière ronde pour les employés touchés par l’initiative d’armement. Une offre qui propose des augmentations salariales inférieures à celles consenties à plusieurs autres groupes au fédéral, y compris aux agents de libération conditionnelle qui travaillent dans le même service que nous. Une offre qui n’aborde pas les questions que nous avions soulevées concernant les agents en civil. Une offre qui ne renferme pas les améliorations recommandées par la Commission de l’intérêt public la semaine dernière.

Les membres de l’équipe de négociation ainsi que le bureau de direction et le Conseil national du Syndicat des Douanes et de l’Immigration demandent à tous les membres du groupe FB de voter NON. N’acceptons pas cette façon autocratique de procéder et ce mépris total pour le processus de négociation collective. Faisons front commun pour relancer les discussions et négocier une convention collective équitable. Communiquez avec la présidente ou le président de votre succursale du SDI. Dès qu’il y aura du nouveau, nous vous en ferons part.

L’équipe de négociation équipe FB réagit aux recommandations de la CIP

Le 5 juin, nous avons reçu les recommandations de la Commission de l’intérêt public (CIP) concernant notre différend avec le Conseil du Trésor et l’ASFC. Les recommandations de la CIP sont non exécutoires. Elles ont pour but d’aider les parties à trouver un terrain d’entente. On peut consulter le document de la CIP à l’adresse suivante :
http://psac.com/documents/bargaining/fb_pic_report_june5_2013-fr.pdf

Nous sommes déçus de certaines recommandations, notamment en ce qui a trait aux salaires et aux revendications concernant les agents en civil. Néanmoins, la CIP aborde plusieurs questions clés que nous avions soulevées lors des négociations. Elle ouvre la porte a des discussions sérieuses concernant une période de repas payée ouvrant droit à pension pour les membres syndiqués et prévoit des protections dans le cadre de l’initiative d’armement, conformément à ce qui a été convenu lors de la dernière ronde de négociation. La Commission accorde de nouveaux droits aux employés à temps partiels et permet au syndicat d’avoir accès aux locaux de l’ASFC. Rien de cela ne figurait dans les offres finales de l’employeur.

De plus, la Commission fait fi de la position adoptée par l’employeur et recommande de comparer nos membres aux autres employés d’agences fédérales chargés de l’exécution de la loi. Bien que l’employeur ait comparé les employés du groupe FB au « personnel de sécurité des aéroports », la Commission affirme pour sa part que « compte tenu du rôle d’exécution de la loi de ces employés et de leur rôle important dans la protection des
frontières du Canada, leurs fonctions s’apparentent davantage à des fonctions d’application de la loi qu’à des rôles de sécurité ».

Nous avons maintes fois soutenu que nous étions prêts à négocier. Nous le sommes toujours et nous répéterons ce message à l’employeur au cours des prochains jours, maintenant que nous avons reçu les recommandations de la CIP. Nous ne manquerons pas
de vous tenir à jour. Cliquez sur le lien ci-dessous pour consulter le mémoire de l’AFPC et les bulletins Info-négo :
http://psac.com/bargaining/units/treasury_board/fb-f.shtml?l=1.

Nous méritons beaucoup mieux

La semaine dernière, l’ASFC et le Conseil du Trésor ont tenté de contourner le processus de négociation collective en déposant une enveloppe contenant une offre finale au bureau de l’AFPC. Le même soir, l’employeur a aussi communiqué certains éléments de l’offre aux membres du syndicat. L’AFPC a clairement fait savoir que toute discussion concernant les négociations et les offres doit se faire à la table avec l’équipe de négociation élue. Jeudi, le Conseil du Trésor a accepté de retourner à la table et les deux parties se sont réunies lundi. Les membres de l’équipe de négociation de l’employeur n’étaient pas tous présents. Les pourparlers se sont étirés jusqu’après minuit.

Nous avons passé en revue la première offre finale de l’employeur. Après avoir discuté pendant la journée et en soirée, l’employeur a modifié son offre. La version intégrale de l’offre de l’employeur se trouve à http://www.psac-afpc.org/documents/bargaining/fb_employer_offer_may6_2013-fr.pdf. Il veut éliminer l’indemnité de départ en cas de départ volontaire, supprimer l’appendice prévoyant un Comité du télétravail pour les employés des bureaux d’observation des échanges commerciaux et ajouter un appendice sur l’initiative d’armement qui retire des protections convenues lors de la dernière ronde ainsi que toute consultation sérieuse entre les parties concernant les employés sélectionnés pour suivre une formation sur les armes à feu.

Parallèlement à cela, le gouvernement augmente nos contributions au régime de retraite (tandis que d’autres employés fédéraux chargés de l’exécution de la loi ont droit à une retraite anticipée après 25 ans). Les employés embauchés à partir du 1er janvier devront travailler plus longtemps avant de toucher des prestations de retraite. L’ASFC s’apprête à abolir 1 300 postes et à introduire des appareils pour remplacer ses agents dans les aéroports. Elle refuse aussi de rétablir le télétravail pour les employés des bureaux d’observation des échanges commerciaux. Elle a imposé le port d’insignes d’identité aux agents en uniforme, en dépit des préoccupations liées à la santé et sécurité soulevées par le syndicat.

En échange, le Conseil du Trésor/ASFC offre des augmentations salariales de 1,75 % en 2011, de 1,5 % en 2012 et de 2 % en 2013. Il offre aussi un paiement forfaitaire unique de 2 000 $ aux employés ayant un certificat d’arme à feu et qui sont tenus d’utiliser une arme à feu de service dans l’exercice de leurs fonctions ou qui répondent à ces critères d’ici 2016. L’Offre comprend des améliorations au congé de deuil et au congé pour obligations familiales qui correspondent à ce qui a déjà été accordé à d’autres groupes ainsi que l’élargissement des droits d’ancienneté.

L’élargissement des droits d’ancienneté est bien sûr une amélioration. Néanmoins, l’offre de l’employeur ne nous rapproche pas réellement des conditions d’emploi de nos homologues des autres organismes fédéraux d’application de la loi. L’employeur ne nous offre ni pauses-repas payées ni réforme du régime de retraite, comme cela a été offert aux agents et agentes du Service correctionnel et de la GRC. En outre, bien d’autres groupes qui ont conclu une entente avec le Conseil du Trésor ont obtenu de meilleures hausses salariales que celles que l’employeur offre au groupe FB. Par exemple, les agents de libération conditionnelle ont reçu une augmentation d’échelon de 5,5 %, et les pompiers, une hausse de 4,75 %. Au chapitre des salaires, aucun groupe n’a reçu moins que les hausses salariales que nous offre notre employeur. Par ailleurs, l’employeur n’a pas abordé les questions particulières au personnel en civil comme le télétravail et l’indemnité pour vêtements, ni les questions particulières au personnel à temps partiel.

Nous n’avons pas encore reçu les recommandations de la Commission de l’intérêt public, ni conclu nos ententes sur les services essentiels. L’offre que nous ont présentée l’ASFC et le Conseil du Trésor lundi est inférieure à diverses ententes qui ont été conclues dans la fonction publique fédérale. De plus, elle élimine certaines des protections que nous avions obtenues lors des dernières négociations. Pour ces raisons, notre équipe de négociation, après avoir consulté la direction et le Conseil national d’administration du SDI la semaine dernière, a fait savoir lundi soir qu’elle rejette l’offre du Conseil du Trésor, mais qu’elle est certainement prête à négocier. Dans les prochains jours, nous afficherons d’autres renseignements sur les sites Web de l’AFPC et du SDI et nous organiserons des réunions des membres dans l’ensemble du pays. Dès qu’il y aura du nouveau, nous vous en informerons.

Message aux membres de l’AFPC/SDI à l’ASFC concernant l’offre de l’employeur

[Mise-à-jour, 3 mai 2013 ] L’équipe de négociation du groupe FB rencontrera l’équipe de négociation du Conseil du Trésor/ASFC à Ottawa ce lundi. Nous vous tiendrons au courant à mesure que les pourparlers progresseront. Visitez régulièrement la page Services frontaliers pour obtenir les dernières nouvelles du groupe FB.

[Mise-à-jour, 1er mai 2013 ] L’équipe de négociation du groupe FB a contacté le Conseil du Trésor pour proposer de réunir à la même table les équipes de négociation respectives, et ce, dès la semaine prochaine. Ainsi, l’offre du Conseil du Trésor pour le groupe FB pourrait être revue et discutée entre les parties. Nous nous assurerons de vous informer des développements.

Vendredi dernier, le Conseil du Trésor nous a fait savoir qu’il désirait nous présenter une offre. L’AFPC et le SDI ont répondu que les offres doivent être présentées à la table des négociations et que le syndicat est prêt à fixer des dates pour rencontrer l’employeur afin d’entendre ce qu’il veut proposer. Au lieu d’accepter notre invitation de reprendre les négociations, le Conseil du Trésor a déposé son offre, dans une enveloppe, aux bureaux de l’AFPC à Ottawa lundi après-midi. L’ASFC a ensuite communiqué directement avec les membres lundi soir pour les informer des principaux points de son offre. Nous pensons qu’un tel comportement pourrait être considéré comme de la négociation de mauvaise foi et nous consultons nos conseillers juridiques afin de déterminer les mesures à prendre, le cas échéant.

Entre temps, notre équipe de négociation recommuniquera avec l’employeur pour fixer des dates pour la rencontrer afin de prendre connaissance de son offre. Évidemment, les principaux points communiqués par l’ASFC ne donnent pas tout à fait l’heure juste au sujet de son offre. Par exemple, il semblerait que – contrairement à ce que prévoit votre actuelle convention collective – les protections associées à l’Initiative d’armement seraient fonction des besoins du service tels que déterminés par l’employeur (autrement dit, à la discrétion de la direction de l’ASFC). Notre équipe demandera des éclaircissements à l’équipe de
la partie patronale sur tous les points faisant l’objet d’un différend entre les parties, y compris ceux qui sont mentionnés dans l’offre de l’employeur. Toutefois, pour respecter le processus de la négociation collective, nous ferons nos demandes d’éclaircissements à la table des négociations, en présence des deux équipes de négociation.

Nous n’avons pas encore reçu de recommandations de la Commission de l’intérêt public. Nous vous tiendrons au courant.

L’équipe de négocitation du groupe FB va rencontrer l’employeur pour discuter de ses propositions

Malgré le fait que la Commission de l’intérêt public ne nous ait pas encore fait part de ses recommandations, le Conseil du Trésor a transmis, lundi, ses propositions au syndicat du groupe FB sous pli, ce qui est tout à fait inhabituel.

Notre équipe de négociation tente présentement de communiquer avec le Conseil du Trésor afin d’organiser une rencontre pour lui permettre de présenter son offre de façon appropriée à la table de négociation. Nous communiquerons avec vous dès que la date aura été fixée.

Mise à jour sur les négocitations FB concernant la CIP

Conformément à la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique, notre équipe de négociation a présenté notre position à la Commission de l’intérêt public (CIP) en décembre.

Quelque temps après, le président de la CIP a demandé un sursis au délai prescrit, vu le nombre de questions non réglées entre les parties. Les parties ont accédé volontiers à cette demande.

Le président prendra le temps dont il a besoin pour formuler sa recommandation. Dès que la CRTFP nous transmettra la recommandation de la CIP, nous l’afficherons sur notre site Web et les membres de l’équipe de négociation se rencontreront afin de l’examiner et de déterminer quelles sont les prochaines étapes.

Le mémoire présenté à la CRTFP se trouve au : http://psac.com/documents/bargaining/fb_brief_december6_2012-fr.pdf.

L’ASFC de retour devant la Commission

Encore une fois, l’Agence fait dérailler les discussions sur les services essentiels.

Depuis 2007, le syndicat et l’ASFC discutent des ententes sur les services essentiels (ESE). En vertu de la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique adoptée en 2006, les syndicats et les employeurs de la fonction publique doivent s’entendre sur les postes qui doivent être déclarés essentiels en cas de grève légale, et ce, pour chaque unité de négociation. Dès le début des pourparlers, l’ASFC a soutenu que toutes les tâches accomplies par les Agents des services frontaliers (ASF) sont essentielles. Le syndicat a contesté la position de l’employeur. La Commission des relations de travail dans la fonction publique (CRTFP) a tranché en notre faveur en déclarant que plusieurs des fonctions qu’exécutent les ASF ne sont pas essentielles à la sécurité du public, notamment la perception des taxes et des droits. Et pendant toutes ces années, le syndicat s’est aussi battu avec l’Agence pour obtenir des renseignements sur les autres postes qu’elle voulait inclure à l’ESE. Alors que nous sommes sur le point de conclure une ESE, après des années de discussions, l’employeur voudrait ajouter 200 postes essentiels à l’entente.

Nous avons négocié de nombreuses ESE avec plusieurs ministères. Mais pas pour l’unité de négociation FB. Pourquoi? Parce que l’employeur a fait preuve d’intransigeance tout au long du processus. Il ne nous reste qu’une solution : amener à nouveau l’Agence devant la CRTFP.

Par ailleurs, nous attendons que la Commission de l’intérêt public (CIP) se prononce sur notre différend avec le Conseil du Trésor et l’ASFC. Avant les Fêtes, la CIP avait demandé que soit prolongé le délai de 30 jours prévu dans la loi. Notre équipe de négociation et le Conseil du Trésor ont accédé à cette demande. La CIP n’a toutefois pas indiqué à quel moment elle rendrait sa décision. Le mémoire présenté par l’AFPC à la CIP se trouve au http://psac-afpc.com/news/2012/bargaining/20121212c-f.shtml?l=1.