Patrouilles frontalières, examen structurel, développement des installations de formation : un comité parlementaire formule des recommandations d’envergure pour améliorer les services frontaliers

Le Comité permanent de la sécurité publique et nationale de la Chambre des communes est catégorique : les agents frontaliers devraient être autorisés à intervenir entre les points d’entrée !

Ce n’est là qu’une des nombreuses recommandations de grande envergure (27 au total) contenues dans un rapport récemment publié par le Comité. Ce rapport, qui conclut l’étude du Comité sur la gestion de la frontière canado-américaine, aborde des questions aussi diverses que la capacité opérationnelle, les infrastructures, le recrutement et même les mandats de l’ASFC et de la GRC.

Bon nombre des recommandations du Comité font directement écho aux informations fournies par le Syndicat des Douanes et de l’Immigration (SDI), dont le président national, Mark Weber, a été l’un des premiers témoins invités à participer à l’étude, l’automne dernier. Dans son témoignage, le président national avait formulé un certain nombre de suggestions sur la manière d’améliorer les opérations frontalières du Canada, et il est clair que les membres du Comité en ont pris bonne note.

Lire le rapport

En effet, la recommandation 1 du rapport souligne la nécessité pour le gouvernement du Canada « d’ajouter « au mandat des agents de l’Agence des services frontaliers du Canada un pouvoir de patrouille et d’intervention directe en cas d’incident urgent en dehors des points d’entrée officiels de la frontière canado-américaine ». Le SDI milite depuis longtemps pour que les agents des services frontaliers soient habilités à patrouiller entre les points d’entrée, et nous félicitons les membres du Comité de recommander d’élargir ainsi le rôle des agents des services frontaliers.

Le Comité ne s’arrête pas là :

  • La recommandation 4 exhorte le gouvernement à agrandir, moderniser et financer adéquatement les installations de formation de l’ASFC.
  • La recommandation 5 souligne la nécessité de renforcer les opérations de première ligne.
  • La recommandation 6 propose de renforcer « la capacité opérationnelle en augmentant le nombre d’agents affectés aux inspections afin de réduire la dépendance excessive aux systèmes automatisés […] [en mettant] en place des mesures de maintien en poste pour les agents blessés ou nécessitant des accommodements, afin de préserver l’expertise opérationnelle ».
  • La recommandation 7 souhaite voir le gouvernement mandater « [l’ASFC] pour procéder à un examen structurel de son organisation afin de rééquilibrer notamment la proportion de postes opérationnels et administratifs, en réduisant, au besoin, le nombre de cadres intermédiaires, et que cet examen inclut entre autres […] une évaluation indépendante des pratiques relatives aux mesures d’adaptation et de maintien en poste des employés blessés ou limités, réalisée en collaboration avec le syndicat ».
  • La recommandation 8 met en lumière la nécessité pour l’ASFC de « réduire sa dépendance à l’égard des agents frontaliers étudiants ».

La liste est longue.

Ces recommandations abordent bon nombre des problèmes fondamentaux que le SDI a identifiés au sein de l’ASFC au fil des ans, et il est encourageant de voir le Comité exhorter le gouvernement fédéral à explorer ces pistes d’amélioration.

Bien que le rapport et ses recommandations ne soient pas contraignants, ils demandent tout de même une « réponse globale » de la part du gouvernement. Nous ne pouvons qu’espérer que le gouvernement prêtera une oreille attentive et fera le nécessaire pour garantir des services frontaliers solides, résilients et bien gérés.

Groupe PA : impasse après deux autres journées de médiation

PA Group

L’équipe de négo du groupe PA a passé deux autres journées en médiation avec le Conseil du Trésor les 26 et 27 mai, mais les pourparlers ont de nouveau frappé un mur.

L’équipe syndicale continue de faire valoir les priorités de ses membres, mais après presque un an de tergiversations de l’employeur, cette séance n’a fait que confirmer la mauvaise foi du Conseil du Trésor et le fossé qui nous sépare.

Pensons à son offre salariale ridicule de moins de 1 % par année, qui représente en réalité une baisse de salaire – rien pour aider les fonctionnaires fédéraux.

Nos prochaines actions dépendront de la décision de la Commission des relations de travail.

Lorsque la Commission a envoyé le groupe PA en médiation, elle a aussi suspendu jusqu’au 29 mai sa décision concernant notre demande de sauter l’étape de la commission de l’intérêt public. Nous y sommes maintenant.

Continuons sur cette lancée!

Pendant que nous attendons la décision de la Commission et planifions la suite, assurez-vous de rester au courant et préparez-vous à bouger :

Voir PDF

Cet article provient du site de l’AFPC.

Conférences nationales Équité : l’intersectionnalité fait la force!

Les Conférences nationales Équité qui ont eu lieu du 3 au 7 mai ont rassemblé quelque 400 membres de partout au pays venus discuter de racisme et de discrimination systémiques, d’obstacles à l’accès, de la sous-représentation dans les rôles de leadership et d’iniquités à l’embauche et au travail. Les personnes participant aux caucus Accès, Peuples autochtones, Personnes racisées, Personnes noires et Fierté ont échangé sans réserve sur leur vécu et réclamé des changements.

Sous le thème À la croisée de nos voix : l’intersectionnalité fait la force!, les personnes déléguées ont adopté des résolutions visant à faire reculer le racisme systémique dans les milieux de travail et le syndicat et à faire avancer les droits des personnes handicapées, l’autodétermination des peuples autochtones, de même qu’à promouvoir l’inclusion et le leadership des membres de la communauté 2SLGBTQIA+ et issus de la diversité de genre. Certains groupes d’équité ont aussi tenu des élections; les prochaines auront lieu au printemps et à l’été.

Bon nombre de conférencières, conférenciers et panélistes ont témoigné de leur vécu et présenté des outils pratiques pour faciliter l’alliance inclusive en vue d’opérer des changements durables.

« Être une personne alliée, c’est accepter d’apprendre et de désapprendre, puis poser des gestes conscients », selon Amira Elghawaby, défenseure des droits de la personne et ancienne représentante spéciale du Canada chargée de la lutte contre l’islamophobie.

Le 5 mai, les personnes déléguées ont célébré la Journée de la robe rouge en accrochant des rubans rouges à Willow Women, une installation de l’artiste et militante métisse Jaime Black-Morrisette, honorant les femmes, filles et personnes bispirituelles autochtones disparues et assassinées. Elles ont également participé à une marche aux côtés de membres de la communauté.

Les membres ont aussi eu une pensée pour leurs collègues qui ont perdu ou vont perdre leur emploi en raison des compressions au gouvernement fédéral. Mamadou Ndiaye, délégué du Québec, a composé et récité pour l’occasion un poème, qui se termine ainsi : Tristes, nous sommes. Mais debout, nous resterons. Forts, nous resterons. Solidaires, nous resterons.

« L’équité est au cœur de notre syndicat. Se rassembler, c’est construire les relations et la confiance nécessaires pour avancer dans la solidarité. » — Terrie Lynn Fowler, déléguée, Terre-Neuve-et-Labrador

Voir les photos

 

Poème de Mamadou Ndiaye

Pensée à nos consœurs et confrères touchés

 

Regardez

toutes ces consœurs,

tous ces confrères

dont les voix résonnent encore

dans nos silences.

Elles ne sont plus là,

coupées net par l’employeur,

comme des branches en hiver.

Et ces chaises vides dans nos bureaux,

elles parlent.

Elles racontent l’absence,

elles murmurent leurs noms,

elles murmurent leurs sourires.

L’employeur a coupé,

mais il n’a pas su voir

ce qui ne se coupe pas.

Car vous êtes là,

tout près de nous,

dans chaque souffle,

dans nos cœurs.

Écoutez bien :

dans le silence, leurs cris;

dans la nuit, leurs larmes;

dans nos cœurs, leur force.

Non,

ni la peur,

ni la tristesse

ne sauront rompre

ce fil invisible

qui nous relie.

Nous sommes une famille

tissée de courage et de mémoire.

Touchés, oui,

mais jamais à terre.

Debout,

toujours debout,

comme un seul corps,

comme une seule voix.

Et face au vent,

nous tiendrons.

Face aux difficultés, nous vaincrons.

Face à cet employeur, nous vaincrons.

Touchés, nous sommes

Tristes, nous sommes

Mais

Debout, nous resterons

Forts, nous resterons

Solidaires, nous resterons

Nous vaincrons

Nous vaincrons

Solidarité.

Mamadou Ndiaye 

Cet article provient du site de l’AFPC.

Négos au Conseil du Trésor : offres salariales ridicules, et impasse à la table TC

Négos du groupe PA : près d’un an d’attente pour une offre salariale ridicule

L’équipe de négo du groupe PA a passé trois jours en médiation avec le Conseil du Trésor, du 28 au 30 avril. Même s’il y a eu de légers progrès à la table après des mois de surplace, c’était pour l’essentiel des modifications rédactionnelles. L’employeur s’est entêté à réclamer des concessions au lieu de prendre au sérieux les priorités de nos membres.

Les pourparlers ont frappé un mur lorsque le Conseil du Trésor a présenté une offre salariale insultante plus de quatre mois après avoir reçu nos revendications salariales. Ce fut la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. L’équipe de négo du groupe PA réfléchit maintenant aux prochaines mesures à prendre.

Lire la suite sur le site de l’AFPC.

Négos du groupe SV : une offre salariale dérisoire à l’antipode d’un « Canada fort »

Les 29 et 30 avril, l’équipe de négo du groupe SV était à la table avec l’employeur. Plus de cinq mois après avoir reçu nos revendications salariales, le Conseil du Trésor a finalement présenté sa contre-offre, soit :

  • 2 % en 2025;
  • 0,5 % en 2026;
  • 0,5 % en 2027;
  • 0,5 % en 2028.

Cette offre pour le moins insultante revient à moins de 1 % par année. Si l’on tient compte de l’explosion du coût de la vie, c’est carrément une perte de salaire. C’est dire à quel point l’employeur accorde peu d’importance au travail que vous faites, jour après jour, pour fournir des services indispensables à la population.

Lire la suite sur le site de l’AFPC.

Devant l’offre salariale inacceptable de l’employeur, le groupe TC déclare l’impasse

Les 29 et 30 avril, l’équipe de négo du groupe TC a rencontré l’employeur pour faire avancer les dossiers prioritaires. Après avoir passé des mois à faire la sourde oreille à nos principales demandes, l’employeur nous a présenté une offre salariale totalement dérisoire. C’est la goutte qui a fait déborder le vase : nous n’avons eu d’autre choix que de déclarer l’impasse.

L’offre du Conseil du Trésor ne couvre même pas l’inflation. L’employeur n’a pas non plus donné suite à nos revendications concernant la sécurité d’emploi, le télétravail, un rajustement au marché ou des indemnités – des questions cruciales pour nos membres. Comble de l’insulte, il a tenté de nous arracher des concessions qui limiteraient l’accès aux congés pour obligations familiales et personnelles, et qui auraient de graves répercussions sur les heures de travail, notamment les heures supplémentaires et l’indemnité de disponibilité.

Lire la suite sur le site de l’AFPC.

Robes rouges : commémoration et justice pour les vies volées

La Journée de la robe rouge commémore les femmes, filles et personnes bispirituelles autochtones disparues et assassinées (FFADA2S+) et leur rend hommage. Le 5 mai de chaque année, des robes rouges sont suspendues dans les lieux publics pour nous rappeler ces personnes qui ont perdu la vie et les répercussions continues de la violence coloniale et fondée sur le genre.

Les femmes, filles et personnes bispirituelles autochtones représentent 5 % de la population du pays, mais elles comptent pour 16 % de toutes les femmes assassinées ou disparues. Ces chiffres sont plus que des statistiques, ils sont le résultat de siècles de colonialisme, de racisme et de sexisme qui continuent de confiner les Autochtones dans des logements non sécuritaires, la pauvreté et des conditions de travail précaires. En parallèle, les services de police et les gouvernements tardent à réagir lorsque ces personnes disparaissent ou sont blessées. Pour les familles qui continuent d’attendre, de chercher et de se battre pour obtenir des réponses presque sans aide ni recours clair, cet échec est dévastateur.

Les familles, les communautés et les leaders autochtones continuent de réclamer justice, sécurité et redevabilité. L’AFPC réitère ces appels en demandant notamment des fouilles approfondies dans les cas comme celui de la décharge de Prairie Green, et des gestes concrets de tous les ordres de gouvernement.

De la commémoration à l’action concrète

La justice, ça ne se limite pas à retrouver les personnes disparues. Pour mettre fin à cette violence, il faut un véritable changement systémique : des logements sécuritaires, la stabilité de revenu, des soins de santé et des mesures d’aide gérées par la communauté. Il faut aussi combattre le racisme et le sexisme dans les services de police, les services de protection à l’enfance et le système judiciaire. Le gouvernement doit enfin donner suite aux appels à la justice pour que les femmes, les filles et les personnes bispirituelles autochtones puissent vivre en sécurité et dans la dignité.

Tout le monde à un rôle à jouer.

Voici trois choses que pouvez faire aujourd’hui :

  • Partagez les 231 appels à la justice et invitez les membres à lire au moins un appel lié à leur secteur.
  • Réfléchissez à l’appel à la justice 15.1 et à des façons de « dénoncer la violence » dans votre milieu de travail.
  • Le 5 mai, placez une robe rouge ou un ruban rouge sur une chaise vide en mémoire des personnes disparues.
  • Portez du rouge le 5 mai et partagez une photo de groupe pour afficher votre solidarité.

Cet article provient du site de l’AFPC.

Célébrons les voix juives et leur résilience dans le mouvement syndical

En ce Mois du patrimoine juif, nous saluons les travailleuses et travailleurs juifs et soulignons leur apport déterminant à l’essor du mouvement syndical canadien. Leur courage, leur créativité et leur profond sens de la justice ont contribué à faire avancer l’équité salariale, les droits de la personne, la dignité, la santé et la sécurité au travail.

De nos jours, les membres juifs de l’AFPC s’emploient à défendre l’équité et de solides protections au sein de la fonction publique fédérale. Leur action s’enracine souvent dans des valeurs d’entraide et de tikkoun olam – cet appel à réparer le monde par le soin collectif et l’action solidaire.

Lutter contre l’antisémitisme et bâtir des syndicats inclusifs

Les communautés juives reflètent une grande diversité de parcours, de langues et d’expériences. Cette richesse renforce notre syndicat et nous pousse à créer des espaces où chaque personne se sent en sécurité, respectée et à sa place.

Souvenons-nous de l’Holocauste. Honorons la mémoire des personnes qui ont péri et la résilience de celles qui ont survécu. Reconnaissons aussi notre responsabilité collective de lutter contre l’antisémitisme et le racisme, sous toutes leurs formes.

L’antisémitisme demeure bien présent dans les milieux de travail et les syndicats, comme partout ailleurs. Il peut se manifester par des stéréotypes, des théories du complot, du harcèlement ou des menaces. L’AFPC est déterminée à le combattre et à faire en sorte que ses membres juifs puissent participer pleinement et en toute sécurité à la vie syndicale.

Nous nous employons à éradiquer le racisme du syndicat et à appuyer tous les groupes en quête d’équité, y compris les travailleuses et travailleurs juifs. Cet engagement passe par le renforcement des comités d’équité, la formation sur les droits de la personne et sur la lutte contre le racisme, ainsi que par l’avancement des protections contre la discrimination.

Les cultures, les traditions, les langues et la vie communautaire juives contribuent à la force de notre syndicat. En ce Mois du patrimoine juif, honorons cet héritage et poursuivons nos efforts pour créer des milieux véritablement inclusifs.

Cet article provient du site de l’AFPC.

Mois du patrimoine asiatique: reconnaître les contributions et lutter contre le racisme

En ce Mois du patrimoine asiatique, prenons un moment pour souligner les forces, la diversité et l’apport des communautés asiatiques. Que ce soit dans les services publics, le mouvement syndical et divers milieux de vie, les personnes d’origine asiatique ont incontestablement contribué à façonner notre pays.

Profitons aussi de l’occasion pour lutter contre le racisme et faire tomber les obstacles auxquels beaucoup de ces personnes continuent de se heurter. En effet, le racisme anti-asiatique est toujours présent dans les milieux de travail et la société. Des stéréotypes comme le mythe de la « minorité modèle » peuvent camoufler les défis auxquels font face les travailleuses et travailleurs asiatiques et compliquer l’élimination des obstacles à l’embauche, à l’avancement, à une rémunération équitable et à l’accès aux postes de direction. Malgré leur niveau de scolarité et leur importante contribution à la main-d’œuvre, les personnes asiatiques demeurent souvent sous-représentées dans les postes de direction.

Ces défis peuvent être encore plus marqués pour les personnes qui subissent de la discrimination intersectionnelle, notamment les femmes et les membres de minorités religieuses. La hausse des crimes haineux à l’endroit des Asiatiques ces dernières années souligne la nécessité d’agir.

L’AFPC est solidaire des travailleuses et travailleurs asiatiques et reste déterminée à lutter contre le racisme et à promouvoir des milieux de travail véritablement équitables et inclusifs.

Affichez votre soutien : téléchargez le fond d’écran et l’affiche du Mois du patrimoine asiatique

Cet article provient du site de l’AFPC.

1er mai : l’union fait notre force

La Journée internationale des travailleurs et des travailleuses est l’occasion de faire le bilan de nos gains collectifs et de rappeler la force de l’action syndicale pour transformer nos milieux de travail et nos collectivités.

Nous soulignons cette journée pour honorer les racines de notre mouvement. Le 1er mai 1886, à Chicago, des travailleuses et travailleurs ont déclenché une grève générale revendiquant la journée de huit heures. Leur mobilisation a été violemment réprimée par des forces antisyndicales déterminées à bloquer ces avancées.

Mais unis, nous sommes puissants. Et en faisant front commun, même devant l’adversité, nous pouvons remporter des gains durables.

Cent quarante ans plus tard, la journée de huit heures est devenue la norme, et le mouvement syndical continue de se battre pour défendre les acquis et en élargir la portée à toutes et à tous.

La journée de huit heures n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Ce sont les travailleuses et travailleurs qui ont obtenu les fins de semaine, les congés parentaux et de maternité, les lois en santé et sécurité, les normes d’emploi, et une multitude de droits dont nous bénéficions aujourd’hui.

L’AFPC s’inscrit dans cette tradition de progrès. Elle possède une longue et fière histoire de luttes qui ont permis de rehausser les conditions de travail partout au pays.

Imprimez l’affiche du 1er mai!

En 1980, plus de 10 000 membres de l’AFPC occupant des postes de commis aux écritures et aux règlements, majoritairement des femmes, se sont mobilisés pour l’équité salariale. Leur lutte a mené à des augmentations de salaire et a contribué à faire avancer l’équité salariale dans toute la fonction publique.

En 2026, nous poursuivons ce combat. Nous protégeons les services publics qui font la force de notre pays. Nous revendiquons des modalités de travail flexibles. Nous dénonçons l’utilisation abusive des technologies d’IA qui menacent de bons emplois syndiqués. Et nous exigeons des milieux de travail sains et sécuritaires pour tout le monde.

Aujourd’hui, nous réaffirmons notre engagement à l’égard de la solidarité, pilier de notre mouvement. Ensemble, nous pouvons transformer nos milieux de travail et renforcer notre pays.

C’est en faisant grandir notre mouvement et en restant unis que nous y parviendrons.

Envie de participer à la campagne pour protéger les services publics et les droits des travailleuses et des travailleurs? Rendez-vous sur onlefaitpourvous.ca pour passer à l’action.

Cet article provient du site de l’AFPC.

Télétravail : signez la pétition de la Chambre des communes

Les travailleuses et travailleurs et les syndicats de partout au pays continuent de s’opposer à la présence obligatoire au bureau, une règle arbitraire et totalement déconnectée de la réalité d’aujourd’hui. La nouvelle pétition e-7142 de la Chambre des communes demande au gouvernement de modifier le Code canadien du travail pour mieux tenir compte de l’évolution du monde du travail.

La pétition demande qu’on garantisse aux personnes salariées sous réglementation fédérale le droit de faire du télétravail si leurs fonctions se font principalement à l’ordinateur, sauf si elles doivent absolument être sur place, notamment pour fournir des services d’urgence, des soins médicaux ou autres.

Depuis des années, nos membres répètent que la flexibilité est importante, et que les travailleuses et travailleurs devraient avoir leur mot à dire sur la façon d’organiser leur travail.

Que ce soit au gouvernement, dans les milieux de travail sous réglementation fédérale ou dans le secteur privé, on le sait : le télétravail augmente la productivité, diminue les coûts d’exploitation, réduit la congestion sur les routes et améliore la qualité de vie des gens. Les travailleuses et travailleurs devraient pouvoir négocier un régime de travail qui concilie flexibilité et besoins opérationnels, au lieu de se faire imposer des décisions arbitraires.

Cette pétition est un moyen d’envoyer un message clair au Parlement : les travailleuses et travailleurs s’attendent à mieux. Le télétravail, c’est bien plus qu’une solution pratique. Ça favorise aussi l’équité, l’accessibilité et des conditions de travail adaptées à la réalité d’aujourd’hui.

Signez la pétition e-7142 pour que les milieux de travail soient plus flexibles et axés sur les travailleuses et travailleurs.

Cet article provient du site de l’AFPC.

Pourquoi les négos au fédéral prennent-elles tant de temps?

Pourquoi faut-il des années pour renouveler une convention collective à la fonction publique fédérale? La nouvelle vidéo de l’AFPC se penche sur l’un des plus grands problèmes du système actuel : les règles archaïques imposées par la Loi sur les relations de travail dans le secteur public fédéral (LRTSPF), qui entravent les négociations et ralentissent le renouvellement des conventions collectives.

La vidéo explique comment les mécanismes en place restreignent les questions qu’on peut aborder et retardent les pourparlers, par exemple lorsqu’il faut passer par une commission de l’intérêt public (CIP). Elle éclaircit pourquoi les fonctionnaires fédéraux doivent parfois attendre des années avant que les choses avancent à la table, et pourquoi il faut que ça change.

Médiation pour le groupe PA

L’équipe de négo du groupe PA est en médiation du 28 au 30 avril en vue de dénouer l’impasse et de faire avancer les pourparlers.

Après avoir déclaré l’impasse, nous avons demandé à la commission des relations de travail de sauter l’étape de la CIP pour accélérer les négociations. Le Conseil du Trésor s’y est opposé. Au lieu de se prononcer, la commission a déclaré qu’elle suspendait sa décision jusqu’au 29 mai ou jusqu’à la conclusion de la médiation.

C’est donc le moment idéal pour faire connaître et dénoncer l’un des principaux freins du système de négociation actuel : les retards et les obstacles occasionnés par les CIP.

Les fonctionnaires ont droit à des mécanismes de négociation justes, rapides et efficaces, qui ne font pas traîner les pourparlers inutilement.

Il est temps d’accélérer le règlement des différends en arrêtant de passer par les CIP, pour que les membres obtiennent des résultats équitables sans délais inutiles.

Passez à l’action!

Cette vidéo fait partie de la campagne de l’AFPC visant à moderniser la LRTSPF.

Plus il y aura de membres qui comprennent les répercussions de cette loi sur les négos, plus notre rapport de force sera grand. Il faut faire connaître ces problèmes, partager les vidéos, utiliser les outils de la campagne et exiger de meilleurs mécanismes.

Rendez-vous sur la page de la campagne pour :

  • visionner toutes les vidéos;
  • lire le guide de discussion et les autres ressources;
  • utiliser la trousse de lobbying et celle pour les médias sociaux;
  • écrire à votre députée ou député.

Regardez la vidéo, découvrez la campagne et passez à l’action dès maintenant!

Cet article provient du site de l’AFPC.