Conférence nationale des jeunes 2026 : inscrivez-vous!

La prochaine Conférence nationale des jeunes de l’AFPC aura lieu du 7 au 9 novembre à Ottawa. Le thème de l’édition 2026 est « Jeunesse syndicale : s’affirmer, redéfinir les règles ».

Les membres en règle de 35 ans ou moins sont invités à s’inscrire. Lors de la conférence, les personnes déléguées participeront à des ateliers, le débat sur les résolutions et les élections. La conférence offre à nos membres une occasion extraordinaire de maintenir et de renforcer le militantisme au sein de notre syndicat pour améliorer les droits et les conditions de travail de tous les membres de l’AFPC.

Les jeunes qui veulent assister à cette conférence comme personnes déléguées ou observatrices doivent s’inscrire avant le vendredi 29 mai 2026. Les personnes choisies en seront informées par courriel d’ici le 1er septembre.

Vous avez jusqu’au vendredi 19 juin pour soumettre une résolution.

Des questions au sujet de l’inscription ou de la participation à la conférence? Écrivez-nous à conferences@psac-afpc.com ou appelez-nous au 613-560- 2597.

Cet article provient du site de l’AFPC.

Victoire : la retraite anticipée après 25 ans de service est officielle

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Les travailleuses et travailleurs fédéraux de première ligne sont plus près d’une retraite dans la dignité. Le projet de loi C-15 ayant reçu la sanction royale, le gouvernement peut désormais procéder à la réforme des pensions tant attendue et offrir une retraite anticipée après 25 ans de service sans pénalité à des milliers de personnes en première ligne.

Ces changements modifient la Loi sur la pension de la fonction publique afin d’offrir un régime de retraite équitable aux travailleuses et travailleurs fédéraux qui occupent des rôles exigeants. D’abord confirmée dans le budget fédéral de 2025, cette réforme arrive après 15 années de revendications des membres de l’AFPC pour obtenir des avantages semblables à ceux offerts par d’autres organismes des forces de l’ordre et de la sécurité publique au pays.

« Cette victoire revient aux travailleuses et travailleurs de première ligne qui n’ont jamais arrêté de lutter pour l’équité », déclare Sharon DeSousa, présidente nationale de l’AFPC. « Pendant des années, ces personnes ont bravé le rdanger en s’exposant à des situations traumatisantes. Elles méritent d’avoir une retraite juste et équitable, qui tient compte des sacrifices qu’elles ont faits  chaque jour. »

Ces changements profiteront au personnel des services frontaliers, aux équipes de recherche et de sauvetage, aux pompières et pompiers  qui luttent contre les feux de forêt ou travaillent sur les bases militaires, ainsi qu’aux agentes et agents correctionnels, aux paramédics et aux pompières et pompiers des trois gouvernements territoriaux.

C’est une victoire importante. L’AFPC pressera le gouvernement fédéral d’exécuter rapidement ces changements pour que les membres admissibles puissent en bénéficier sans délai.

Cet article provient du site de l’AFPC.

Programme d’incitation à la retraite anticipée : comment prendre une décision éclairée

Le nouveau Programme d’incitation à la retraite anticipée (IRA) du gouvernement fédéral est maintenant en vigueur. Les fonctionnaires admissibles peuvent présenter une demande pour prendre une retraite anticipée sans pénalité jusqu’au 24 juillet 2026, et ceux dont la demande est approuvée doivent prendre leur retraite au plus tard le 20 Janvier 2027.

À première vue, le Programme peut sembler attrayant. Mais, pour bien des membres de l’AFPC à la fonction publique fédérale, la véritable question est de savoir s’il constitue une meilleure option que les protections et les droits déjà prévus dans l’Appendice sur le réaménagement des effectifs (ARE) ou la Politique sur la transition en matière d’emploi (pour les membres à l’Agence canadienne d’inspection des aliments).

Ce que vous devez savoir

Selon le gouvernement, le Programme d’IRA permet aux personnes admissibles de prendre leur retraite jusqu’à cinq ans plus tôt que ce que prévoit l’option actuelle d’exonération de la réduction de la pension, et ce, sans la pénalité généralement appliquée lorsqu’une personne prend sa retraite avant d’avoir atteint l’âge et le nombre d’années de service requis.

Cela dit, le simple fait d’être admissible ne garantit pas l’approbation de la demande. Le gouvernement a confirmé que chaque demande doit également être évaluée en fonction du besoin de l’organisation de réduire ses effectifs, de sa capacité à maintenir les services, et de ses exigences opérationnelles.

Autrement dit, même si vous avez le droit de présenter une demande, c’est tout de même la direction qui a le dernier mot.

La prudence est de mise

L’AFPC a déjà averti ses membres qu’en choisissant le Programme d’IRA, ils pourraient renoncer à d’importants avantages et protections offerts dans le cadre des processus actuels de réaménagement des effectifs et de transition en matière d’emploi. En effet, vous pourriez déjà avoir droit à une exonération de la réduction de la pension si vous quittez votre emploi dans le cadre d’un échange de postes ou d’un programme de départ volontaire. Vous pourriez alors avoir accès à la fois à la retraite sans pénalité ET à des avantages financiers supplémentaires, comme la mesure de soutien à la transition, l’indemnité d’études et les services de counseling.

Utilisez ce tableau pour comparer vos options 

Pour en savoir plus sur ces protections et sur les options offertes, consultez la page de l’AFPC sur le réaménagement des effectifs et la transition en matière d’emploi, qui comprend un diagramme et un guide à l’intention des membres.

L’AFPC a aussi déposé un grief de principe et une plainte de pratique déloyale de travail concernant la mise en œuvre du Programme d’IRA. Aux dires du gouvernement, le Programme ne s’inscrit pas dans le réaménagement des effectifs, mais il vise pourtant les mêmes personnes : les fonctionnaires dont l’emploi est menacé en raison des coupes massives.

Le gouvernement fédéral doit faire preuve de transparence quant à la véritable portée du Programme d’IRA et à la façon dont il fonctionnera parallèlement aux dispositions existantes sur le réaménagement des effectifs et la transition en matière d’emploi. Lorsqu’une exonération de la réduction de la pension est déjà prévue dans le cadre d’un processus négocié de réduction des effectifs, le Programme d’IRA devrait être harmonisé avec ces dispositions afin d’éviter que les membres se retrouvent à naviguer deux systèmes parallèles assortis d’avantages flous et potentiellement inégaux.

À qui profitera véritablement le Programme d’IRA?

Pour certains membres, le Programme d’IRA demeure une option qui mérite d’être examinée sérieusement, particulièrement ceux âgés de 50 à 54 ans, qui n’ont normalement pas accès à l’exonération de la réduction de la pension prévue dans le cadre d’un réaménagement des effectifs ou d’une transition en matière d’emploi.

Le Programme d’IRA pourrait également être plus attrayant pour vous si vous prévoyez déjà prendre votre retraite et si vous ne pensez pas avoir accès aux avantages liés au réaménagement des effectifs ou à la transition en matière d’emploi. Ou encore, si vous avez une grande flexibilité financière, accès à des possibilités d’emploi à l’extérieur de la fonction publique, ou si vous ne prévoyez pas avoir besoin du soutien supplémentaire offert dans le cadre du réaménagement des effectifs et de la transition en matière d’emploi pour votre retraite.

Sachez toutefois que le Programme est discrétionnaire, et que son approbation n’est pas garantie. Ne présumez pas que le fait de recevoir une lettre vous invitant à présenter une demande signifie que celle-ci sera approuvée.

Le gouvernement a également confirmé que, une fois que votre gestionnaire accepte votre démission, votre date de retraite dans le cadre du programme devient irrévocable. C’est pourquoi vous devriez faire preuve d’une grande prudence. Il pourrait être impossible de revenir en arrière si une meilleure option se présente à vous par la suite.

Comparez vos options avant de prendre votre décision

Pour certains membres, le Programme d’IRA pourrait être la bonne option. Mais pour bien d’autres – en particulier lorsque d’autres protections prévues dans le cadre du réaménagement des effectifs et de la transition en matière d’emploi entrent en jeu – ce n’est peutêtre pas la meilleure.

Avant de présenter une demande au titre du Programme, vous devriez :

Il ne s’agit pas d’une simple offre de retraite. On parle d’une décision qui pourrait vous amener à renoncer à des protections, à des droits et à une flexibilité négociés. Et avant de signer quoi que ce soit, assurez vous de bien comprendre tous les détails.

Cet article provient du site de l’AFPC.

Retraite anticipée après 25 ans de service : Un nouveau chapitre s’ammorce

Le Parlement a adopté le projet de loi sur le budget fédéral 2025 ! Avec l’adoption de la loi d’exécution du budget le 26 mars 2026, notre lutte pour que nos membres soient traités au même titre que l’ensemble des groupes d’application de la loi et puissent bénéficier de la possibilité de retraite anticipée après 25 ans de service entre dans une nouvelle phase.

Il s’agit d’une étape capitale pour notre syndicat : le gouvernement fédéral a désormais rempli une partie importante de son engagement à mettre en place la législation nécessaire afin de faire de la possibilité de retraite après 25 ans de service une réalité. Bien que les détails concernant la date exacte d’entrée en vigueur de ces changements n’aient pas encore été confirmés — tout comme les informations sur la manière dont les modifications requises seront mises en œuvre — l’adoption de ce projet de loi garantit de nouveaux droits à nos membres.

Il reste encore du travail à accomplir avant que nos membres puissent jouir de ces droits, et nous nous attendons à ce que le Comité consultatif sur la pension de la fonction publique, auquel l’AFPC siège, soit largement consulté pour établir les lignes directrices relatives à l’accès à la retraite anticipée après 25 ans de service.

Nous veillerons à vous tenir informés au fur et à mesure que ce processus se déroulera.

Les membres FB établissent leurs priorités pour la prochaine ronde de négos

Des membres de l’AFPC-SDI (Syndicat des Douanes et de l’Immigration) ont participé à la Conférence nationale sur la négociation du groupe des Services frontaliers (FB) à Ottawa du 24 au 26 mars pour élire leur équipe de négo et établir les priorités de la prochaine ronde.

La convention collective venant à échéance le 20 juin, 60 personnes déléguées ont étudié les revendications soumises à l’échelle nationale et ciblé les principaux enjeux pour plus de 9 000 membres à l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

Les membres sous pression

Parmi les doléances soulevées : inconduite de la direction, heures supplémentaires excessives, recours grandissant au personnel étudiant et à la sous-traitance, inquiétudes en matière de sécurité d’emploi et nécessité d’améliorer les dispositions sur les congés.

La pression se fait sentir un peu partout. Soulignons que , les membres FB sont à l’origine de près de 20 % des dépenses en heures supplémentaires de l’administration publique centrale. Cette statistique saisissante illustre la pénurie de main-d’œuvre à l’ASFC et le fardeau physique et mental qu’elle entraîne pour les membres qui doivent assurer la poursuite des activités.

Les personnes déléguées ont convenu des priorités suivantes : 

  • une rémunération juste qui reflète les réalités du travail;
  • de meilleures dispositions sur les congés pour tous les membres;
  • l’atténuation des heures supplémentaires et de la charge de travail excessives;
  • le renforcement de la sécurité d’emploi et la réduction du travail précaire;
  • des milieux de travail plus sécuritaires, plus sains et plus respectueux.

L’équipe de négo se basera sur ces éléments pour préparer le cahier de revendications et sa stratégie de négociation lors de sa réunion en avril. L’AFPC a déjà envoyé un avis de négocier à l’employeur.

Les femmes au front

Dans une émouvante manifestation de solidarité, toutes les femmes présentes à la conférence se sont avancées ensemble pour livrer des témoignages sur l’accessibilité, le harcèlement, la discrimination, la santé et la sécurité et la conciliation travail-vie personnelle.

« De nombreuses femmes qui en étaient à leur première participation ont ouvert leur cœur avec courage », a salué Brea Baresinkoff, deuxième vice-présidente nationale du SDI. « Elles ont raconté des expériences troublantes qui illustrent bien notre réalité quotidienne. Elles ont remis à l’avant-plan les revendications qui touchent les femmes et ont démontré qu’elles sont prêtes à faire front commun pour les défendre. »

Les femmes représentaient plus de la moitié des personnes déléguées. Leur caucus leur a permis de parler d’enjeux qui méritent leur place à la table.

Ce que vous pouvez faire

Il n’est jamais trop tôt pour aider l’équipe de négo et envoyer un message clair à l’employeur. Voici quelques suggestions :

  • Discutez avec vos collègues des revendications prioritaires et des enjeux dans votre milieu de travail.
  • Abonnez-vous pour recevoir les dernières nouvelles sur la négociation par courriel.
  • Suivez le SDI dans les médias sociaux.

Écrivez à votre équipe de négo pour lui parler de vos expériences et lui manifester votre appui.

Nous vous tiendrons au courant des pourparlers et des occasions de vous impliquer.

Si vous avez des questions, communiquez avec la présidence de votre succursale du SDI.

Cet article provient du site de l’AFPC.

« Mépris flagrant de la part de l’Agence envers ses obligations en matière de droits de la personne en tant qu’employeur » : lettre d’appui de la part de la députée Heather McPherson

Dans une lettre envoyée le 2 mars au ministre de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, la députée néo-démocrate Heather McPherson (Edmonton Strathcona) a appelé le gouvernement fédéral à veiller à ce que l’Agence des services frontaliers du Canada respecte ses obligations en matière de droits de la personne envers les agents des services frontaliers bénéficiant de mesures d’adaptation, et à traiter ces agents avec la dignité qu’ils et elles méritent.

Exprimant son soutien aux agents concernés, la députée a insisté sur leur droit à un processus d’adaptation équitable, dénonçant le caractère général de la révision en cours des accords d’adaptation menée par l’ASFC.

« La liste des tâches que les agents bénéficiant de mesures d’adaptation peuvent accomplir est vaste », a écrit Mme McPherson au ministre, soulignant qu’« il n’est pas logique que l’ASFC se sépare de 200 agents formés et hautement qualifiés avec des années d’expérience, alors que votre gouvernement s’est fixé comme priorité d’embaucher un millier de nouveaux agents et travailleurs frontaliers. Le Canada ne peut tout simplement pas se permettre de perdre cette expertise. »

Nous remercions la députée McPherson pour son soutien dans cette affaire et attendons avec impatience la réponse du ministre.

Lisez la lettre originale (en anglais) ici.

Négos avec le Conseil du Trésor : c’est la médiation pour les groupes PA et EB

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La Commission des relations de travail et de l’emploi dans le secteur public fédéral a informé l’AFPC qu’elle nommera une médiatrice ou un médiateur indépendant, étant donné que les équipes de négo des groupes PA et EB ont déclaré l’impasse le mois dernier. La médiation aura lieu du 28 au 30 avril pour le groupe PA, et les dates sont à venir pour le groupe EB.

L’AFPC accepte bien sûr de passer par la médiation pour faire avancer les pourparlers et dénouer l’impasse.

Toujours pas de décision concernant la commission de l’intérêt public 

Après avoir déclaré l’impasse le mois dernier, nous avons demandé à la commission des relations de travail de sauter l’étape de la commission de l’intérêt public (CIP) pour que les choses avancent plus vite. Le Conseil du trésor s’y était opposé, prétextant qu’il n’y avait pas d’impasse et que, dans le cas contraire, une CIP devrait être constituée.

Au lieu de prendre cette décision maintenant, la commission nommera des personnes à la médiation pour transiger avec les parties et suspend ses décisions concernant toute autre demande jusqu’au 29 mai ou jusqu’à la conclusion de la médiation.

Notre plan 

Nos équipes de négo iront de bonne foi en médiation et demeurent prêtes à négocier un contrat de travail juste et équitable reflétant les priorités de nos membres sur les enjeux prioritaires, à savoir le télétravail, la sécurité d’emploi, les salaires et le réaménagement des effectifs.

Cet article provient du site de l’AFPC.

Journée internationale des femmes 2026

Le 8 mars est la Journée internationale des femmes, et le Comité permanent des femmes du SDI tient à souligner le travail constant de toutes les militantes et membres du syndicat qui s’identifient comme femmes. Sans elles, bon nombre de nos victoires et réalisations n’auraient jamais pu voir le jour. Véritable moteur de mobilisation face à l’adversité, les femmes de tous les horizons se retrouvent constamment à l’avant-plan du mouvement syndical, où elles défendent nos droits et luttent pour une égalité accrue.

En cette Journée internationale des femmes, il importe de reconnaître le travail qui peut être accompli au sein même de notre syndicat et de nos communautés pour faire avancer les droits des femmes. C’est pourquoi nous souhaitons relayer le message derrière le thème de cette année, « Donner pour recevoir » (lien en anglais), lequel rappelle l’importance de la générosité et de la collaboration, car lorsque les gens et les communautés investissent dans les femmes, c’est toute la société qui en bénéficie.

« Chaque fois qu’une femme se tient debout, sans le savoir, sans s’en réclamer explicitement, elle se lève pour toutes les femmes. » – Maya Angelou

Au nom de tout le Syndicat des Douanes et de l’Immigration, nous exprimons notre plus profonde solidarité à toutes les femmes qui œuvrent à faire tomber les barrières et à bâtir un monde plus juste et équitable.

– le Comité permanent des femmes du SDI

Coupes au fédéral : les fonctionnaires sous contrat ont des droits

Si les dispositions relatives au réaménagement des effectifs et à la transition en matière d’emploi dans nos conventions collectives limitent l’impact des suppressions de postes pour le personnel permanent, ce n’est pas le cas pour les personnes nommées pour une période déterminée. Leur réalité est différente – et souvent plus précaire.

Ces fonctionnaires sont souvent les premiers à perdre leur emploi lorsque des compressions sont annoncées. Dans plusieurs ministères, l’accumulation du service ouvrant droit à la conversion en emploi permanent a également été suspendue.

Toute cette incertitude peut être source de stress. C’est pourquoi nous avons rassemblé de l’information sur le sujet, notamment :

  • la possibilité d’un recours officiel en cas de non-renouvellement ou de fin d’emploi anticipée;
  • le fonctionnement de la conversion d’un emploi à durée déterminée en emploi permanent;
  • la signification de l’« arrêt du compteur » pour la conversion.

Sélectionnez votre employeur pour y accéder : Conseil du Trésor – ARC – Parcs Canada – ACIA

Ces ressources ont été conçues pour vous aider à mieux comprendre vos droits et quel soutien votre syndicat peut vous apporter. Si vous avez des questions, communiquez avec votre Élément.

Cet article provient du site de l’AFPC.

L’AFPC conteste la mise en œuvre du Programme d’incitation à la retraite anticipée

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L’AFPC a déposé un grief de principe et une plainte pour pratique déloyale de travail contre le gouvernement fédéral, qui a unilatéralement décidé de lancer le Programme d’incitation à la retraite anticipée.

Le syndicat ne s’oppose pas à la retraite anticipée. Mais tout programme visant à freiner les mises en disponibilité involontaires doit faire l’objet de négociations, respecter la loi et protéger les droits des travailleuses et travailleurs. Personne ne devrait être poussé à renoncer à des droits durement acquis.

Les fonctionnaires ont entendu parler de leur admissibilité potentielle avant même que les détails du Programme soient dévoilés, et sans se trouver officiellement en situation de réaménagement des effectifs. Le gouvernement fait fi des conventions collectives, sème la confusion et amplifie les risques au moment où la clarté et la transparence sont cruciales.

En choisissant cette avenue, les travailleuses et travailleurs pourraient perdre d’importants avantages et protections que leur confèrent l’Appendice sur le réaménagement des effectifs (ARE) et la Politique sur la transition en matière d’emploi. Parmi ceux-ci, il y a la mesure de soutien à la transition (montant forfaitaire calculé selon les années de service), l’indemnité d’études (remboursement des droits de scolarité pouvant aller jusqu’à 17 000 $ sur présentation de reçus), ou encore jusqu’à 1 200 $ pour des services de consultation en vue du réemploi ou de la retraite (comme des conseils financiers ou une orientation professionnelle).

Pourquoi c’est important?

Ces recours contestent les actions de l’employeur, car elles enfreignent l’article 6, l’ARE et la Politique sur la transition en matière d’emploi, ce qui affaiblit nos conventions collectives. Plus particulièrement, l’employeur a :

  • traité le Programme d’incitation à la retraite anticipée comme un programme de départ volontaire, sans toutefois en respecter les critères ni consulter l’AFPC, comme l’exige l’ARE;
  • communiqué avec les fonctionnaires avant de révéler les détails du Programme, manquant ainsi à son devoir de bien les informer des droits que leur garantit l’ARE.

Le réaménagement des effectifs est un processus bien établi que nous avons négocié pour protéger nos membres. Le Programme ne répond pas aux mêmes normes. Une information partielle ou prématurée peut amener les personnes dont le poste est aboli à prendre des décisions irréversibles sur leur carrière, leur retraite ou les avantages auxquels elles ont droit. La mise en œuvre précipitée du Programme a créé de la confusion et mis de la pression sur les fonctionnaires, à qui l’on demande de prendre des décisions sans connaître tous les faits.

Ce que nous demandons

L’employeur doit s’assurer que tout programme de retraite anticipée s’inscrit dans le processus de réaménagement des effectifs négocié. Il doit aussi consulter le syndicat avant d’envoyer des avis ou de prendre une décision.

Nous pressons le gouvernement de nous rencontrer immédiatement et de fournir tous les détails sur ce programme pour que les travailleuses et travailleurs comprennent les répercussions possibles. Nos membres ont droit à tous les outils à leur disposition pour protéger leur emploi, et ce, dans la légalité, la transparence et le respect des conventions collectives.

Impact sur les membres

Comme le gouvernement n’a pas encore divulgué tous les renseignements sur le Programme, il n’est pas encore possible d’en évaluer pleinement les conséquences sur la carrière, la retraite ou l’accès aux avantages prévus dans l’ARE.

Lorsque nous aurons toute l’information en main, nous vous offrirons une analyse plus claire des répercussions. D’ici là, prenez le temps d’examiner vos options et de comprendre vos droits. Parlez-en au besoin avec votre représentante ou représentant syndical avant de prendre une décision.

Cet article provient du site de l’AFPC.